Skip to content

Sahel Voice

Actualités et analyses francophones du Sahel, pour mieux comprendre les transformations de la région.

  • Accueil
  • Guides
  • Études de cas
  • Analyses
  • Opinions
  • Chronique
  • Basculer la recherche

Un huissier de justice gabonais propose un inventaire national des biens de l’État pour une meilleure gouvernance

Publié le 25 juin 202625 septembre 2026 ParIbrahim Yacouba

Au cœur des discussions publiques au Gabon, des révélations récentes sur des immeubles d’État, dont les loyers seraient indûment perçus par des individus, ont ravivé le débat. Face à cette situation, Maître Axel Foumane Dounga, huissier de justice exerçant à Libreville, insiste sur l’urgence d’un inventaire national exhaustif du patrimoine public. Selon cet officier ministériel, les huissiers de justice possèdent l’expertise nécessaire pour sécuriser et authentifier les biens de l’État, garantissant ainsi une gestion transparente et efficace.

Écoutez cet articleEnviron 4 min

Les récentes informations concernant le patrimoine de l’État, qu’elles soient avérées ou en cours de vérification, soulignent une lacune fondamentale : l’absence d’une connaissance approfondie des biens publics. Maître Foumane Dounga affirme qu’il est impossible d’administrer, de protéger ou de valoriser un patrimoine sans un inventaire national fiable, à jour et juridiquement solide. Pour lui, ces révélations, au-delà de l’émoi qu’elles provoquent, représentent une occasion unique d’initier une réforme structurelle majeure dans la gestion du patrimoine public gabonais.

Un État contemporain se doit de maîtriser l’intégralité de ses actifs, qu’ils soient mobiliers ou immobiliers, explique Maître Foumane Dounga. Un tel inventaire national permettrait d’identifier chaque bien, d’en établir le statut juridique, de suivre son affectation, son occupation et les éventuels revenus qu’il génère. C’est un instrument essentiel de bonne gouvernance. Sans une cartographie précise, la détection des occupations illégales, des détournements ou des manques à gagner liés à une gestion déficiente du patrimoine public devient quasi-impossible.

L’implication des huissiers de justice dans cette initiative est cruciale, car ils sont des officiers publics ministériels dont la mission principale est d’authentifier les faits avec impartialité, leur conférant ainsi une valeur probante. Pour Maître Foumane Dounga, le recours à sa profession garantirait la neutralité des opérations, une description méticuleuse des biens, une localisation exacte, l’identification des occupants, et la rédaction de procès-verbaux dotés d’une force juridique incontestable. Il ne s’agirait donc pas d’une simple énumération administrative, mais d’un inventaire national opposable, sécurisé et pleinement utilisable devant toutes les instances judiciaires.

Les objectifs de cet inventaire sont multiples et fondamentaux. Il vise à identifier l’intégralité des biens appartenant à l’État, à vérifier leur statut juridique et leur mode d’exploitation. Cette démarche permettrait également de déceler les occupations illégales ou les appropriations abusives. Au-delà, l’ambition est de renforcer la transparence dans la gestion du patrimoine public, d’optimiser la gouvernance et, in fine, de sauvegarder les ressources de l’État pour le bien-être de l’ensemble des Gabonais.

Sans aucun doute, répond l’huissier de justice. Une parfaite connaissance du patrimoine public constitue un outil puissant dans la prévention des détournements de fonds et des conflits d’intérêts. Quand les biens de l’État sont clairement identifiés, localisés et documentés, les opportunités d’appropriation illicite sont drastiquement réduites. Cet inventaire représente également une aide précieuse pour les décideurs publics, leur permettant de mieux valoriser les actifs de l’État, d’en optimiser l’exploitation et de prendre des décisions éclairées concernant leur affectation.

Maître Foumane Dounga lance un appel respectueux au Président de la République, exhortant à faire de cet inventaire national du patrimoine public une priorité absolue. À l’heure où les citoyens exigent plus de transparence, de bonne gouvernance et de responsabilité, il est impératif que le Gabon dispose d’une cartographie complète de ses biens. Car, comme il le souligne, « on ne protège efficacement que ce que l’on connaît parfaitement ». Un tel inventaire serait un legs inestimable pour les générations futures et un témoignage fort d’une gestion moderne et responsable des actifs de la Nation gabonaise.

Par Ibrahim Yacouba — Reporter

Flux de la rubrique :
ActualitésDernières actus
Actualités

Navigation

Previous Post: Rabat : un émissaire congolais remet un message royal à Nasser Bourita
Next Post: Souverainisme au Sahel : quand les prix explosent malgré les discours officiels

Archives

  • octobre 2026
  • septembre 2026
  • août 2026
  • juillet 2026
  • juin 2026
  • mai 2026
  • avril 2026
  • mars 2026
  • février 2026
  • janvier 2026
  • décembre 2025
  • novembre 2025
  • octobre 2025
  • septembre 2025
  • août 2025
  • juillet 2025
  • juin 2025
  • mai 2025
  • avril 2025
  • mars 2025
  • février 2025
  • janvier 2025
  • novembre 2024
  • octobre 2024
  • septembre 2024
  • août 2024
  • juillet 2024
  • juin 2024
  • mai 2024
  • mars 2024
  • février 2024
  • octobre 2023
  • août 2023
  • mai 2023
  • avril 2023
  • mars 2023
  • janvier 2023
  • octobre 2022
  • septembre 2022
  • mai 2022
  • mars 2022
  • août 2021
  • juin 2021
  • mai 2021
  • octobre 2020
  • septembre 2020
  • juin 2020
  • novembre 2019
  • juillet 2018
  • décembre 2014

Catégories

  • A la Une
  • Actualités
  • AES
  • Analyses
  • Chronique
  • Culture
  • Économie
  • Épinglé
  • Études de cas
  • Guides
  • International
  • Lifestyle
  • Actualités
  • Opinions
  • Politique
  • Sécurité & Défense
  • Société

Articles récents

  • Brésil 2026 : la victoire de lula sous le feu des contestations judiciaires de flávio bolsonaro
  • Tagadayat : 54 civils tués, et maintenant ? le nord du Mali face au réveil des consciences
  • Réactions autour du projet pilote de l’UEMOA sur les engrais phosphatés au Togo
  • Sénégal : loi de finances rectificative, l’exécutif sous les projecteurs face à la fronde des députés pastef
  • Bénin : l’impact économique des 53 nouveaux citoyens afro-descendants en débat

Commentaires récents

Aucun commentaire à afficher.

Copyright © 2026 Sahel Voice.

Propulsé par WordPress

Sahel Voice

Actualités et analyses francophones du Sahel, pour mieux comprendre les transformations de la région.

À propos Contact Politique de confidentialité Mentions légales

© 2026 Sahel Voice — Tous droits réservés.

https://sahelvoice.com