Cette analyse approfondie, élaborée par Amnesty International à l’approche de la 52e session du Groupe de travail sur l’Examen Périodique Universel, dresse un bilan critique sur l’évolution des droits fondamentaux au Niger depuis le coup d’État de 2023. Elle met en lumière les défaillances majeures dans l’application des recommandations internationales formulées lors du cycle précédent.

Un recul préoccupant des libertés fondamentales au Niger

Le rapport met en avant plusieurs violations graves des droits humains, notamment :

  • Les détentions arbitraires et les arrestations illégales, qui se sont multipliées dans un contexte de répression accrue ;
  • L’atteinte persistante aux droits des défenseur·e·s des droits humains, souvent ciblés pour leur engagement ;
  • Une restriction croissante de la liberté de la presse, avec des obstacles administratifs et des pressions en hausse sur les médias indépendants.

Examen du cadre légal nigérien : un décalage entre normes et réalité

L’étude passe au crible le cadre juridique national au regard des standards internationaux, en particulier pour ce qui touche à :

  • La liberté d’expression, de plus en plus entravée par des mesures restrictives ;
  • La protection de la presse, dont les conditions de travail se dégradent rapidement.

Ces constats alarmants soulignent un écart persistant entre les engagements pris par le Niger sur la scène internationale et la réalité quotidienne vécue par sa population.