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Manifestations massives au Mali pour défendre la démocratie et les partis politiques

Publié le 3 mai 202525 septembre 2026 ParZara Hassane

manifestations massives au Mali pour défendre la démocratie et les partis politiques

Des centaines de citoyens maliens se sont réunis samedi 3 mai à Bamako pour exprimer leur opposition à un projet de dissolution des partis politiques. Cette mobilisation, organisée par une coalition de formations politiques, vise à protéger les valeurs démocratiques et à condamner les intentions présumées des autorités militaires d’affaiblir le multipartisme.

Écoutez cet articleEnviron 4 min
Mali : manifestation à Bamako contre une possible dissolution des partis politiques

« Vive la démocratie, à bas la dictature ! » : ce slogan a résonné samedi 3 mai au Palais de la culture de Bamako, où des centaines de participants se sont rassemblés. Leur objectif : alerter sur la menace qui pèse sur les libertés politiques et exiger le retour à un processus électoral transparent. Cette initiative, inédite depuis plusieurs années, intervient dans un contexte de tensions accrues sous le régime du général Assimi Goïta.

Les manifestants, brandissant des pancartes et des drapeaux, ont réclamé le respect des droits fondamentaux et la tenue d’élections libres. Les forces de l’ordre ont assuré une présence discrète, sans incident majeur, tandis que la mobilisation était largement relayée sur les réseaux sociaux.

Un durcissement politique inquiétant

Le 30 avril 2025, les autorités ont retiré la loi encadrant les partis politiques, une décision interprétée comme une étape vers leur suppression. Cette annulation fait suite à une réunion organisée par la junte, mais boycottée par la majorité des partis de l’opposition.

Les conclusions de cette concertation, jugée non représentative, préconisent l’élimination des partis politiques et la désignation du général Goïta comme président de la République pour cinq ans, avec possibilité de renouvellement, sans consultation électorale. La décision finale revient désormais au chef de l’État, qui dirige le Mali depuis les coups d’État de 2020 et 2021.

Un recul des libertés au Mali

Cette manifestation illustre l’un des rares actes publics de contestation depuis 2021. Depuis leur prise de pouvoir, les autorités ont multiplié les actions répressives : poursuites contre l’opposition, dissolution d’associations et restrictions de la presse.

Pourtant, la Constitution malienne de 1992, comme la nouvelle Loi fondamentale adoptée en 2023, consacre le multipartisme, la liberté d’expression et le droit de réunion.

Le Mali, aux côtés du Burkina Faso et du Niger, a quitté la Cédéao pour former avec ces pays l’Alliance des États du Sahel, renforçant ainsi l’axe des régimes militaires en Afrique de l’Ouest.

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Par Zara Hassane — Grand reporter

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