Le Bureau de l’Assemblée nationale a convoqué une session extraordinaire dès ce lundi 10 août 2026, à 10 heures, pour examiner deux propositions de loi, trois projets de loi et six demandes de commissions d’enquête. Une réunion cruciale qui marque le retour anticipé des députés de la 15ᵉ Législature, interrompus par les congés estivaux.
Après une réunion décisive hier, les parlementaires sénégalais ont acté l’ouverture de cette première session extraordinaire de l’année législative 2025-2026. Le bureau a fixé le début des travaux à la date du 10 août, sous réserve de tout imprévu. Selon les règles en vigueur, la session ne pourra excéder quinze jours, une contrainte légale qui garantit l’efficacité des débats.
Un cadre réglementaire strict pour une session exceptionnelle
Cette convocation d’urgence répond à des impératifs politiques et institutionnels. Le règlement intérieur impose un cadre temporel rigoureux : la durée des travaux est strictement limitée à quinze jours, sans possibilité de dépassement. La distinction entre les origines de la convocation est essentielle :
- Si la demande émane de l’Assemblée nationale elle-même, c’est un arrêté du Bureau qui fixe la date et l’ordre du jour ;
- Si elle provient de l’exécutif, un décret du président de la République détermine ces éléments.
Pour cette session, l’ordre du jour est déjà arrêté et ne pourra être modifié après son ouverture. La séance plénière débutera par la constatation du quorum, suivie de la déclaration d’ouverture par Ousmane Sonko, président de l’Assemblée nationale. Ensuite, la conférence des présidents établira le calendrier précis des travaux.
Les textes à examiner sont d’ores et déjà arrêtés par le Bureau. Deux propositions de loi et trois projets de loi figurent parmi les priorités, ainsi que six demandes de commissions d’enquête parlementaires. Une fois l’ordre du jour épuisé, la session sera automatiquement close, conformément à la loi.
Les textes phares à l’étude
Parmi les propositions de loi retenues, deux se distinguent particulièrement :
- La modification de l’article 37 de la Constitution du Sénégal, relative à la déclaration de patrimoine du président de la République ;
- L’encadrement des crédits spéciaux et autres fonds secrets, un texte déjà jugé recevable par le Bureau en juillet 2026.
Ces initiatives s’inscrivent dans un contexte de réformes institutionnelles et de transparence accrue. Les députés auront également pour mission d’examiner plusieurs demandes de commissions d’enquête, reflétant les préoccupations actuelles de la classe politique.
