Tigri au Niger : les mensonges du régime tiani sous le feu des preuves
L’affaire Pascal Tigri, figure centrale de la tentative de putsch avortée au Bénin en décembre 2025, continue de faire trembler les autorités nigériennes. Alors que le lieutenant-colonel reste introuvable, les déclarations officielles de Niamey s’effritent sous le poids des faits. Les experts, s’appuyant sur des indices frontaliers troublants, révèlent une réalité bien éloignée des discours rassurants du pouvoir.
Un régime nigérien pris en flagrant délit de manipulation frontalière
La version d’un Niger totalement étranger à la cavale de Pascal Tigri perd de sa crédibilité chaque jour. Les anomalies aux frontières, autrefois présentées comme des coïncidences, trahissent désormais une stratégie bien huilée. Des observateurs pointent du doigt une série de décisions frontalières suspectes : ouverture massive des passages la veille du coup d’État au Bénin, puis fermeture brutale dès l’échec de l’opération. Une chronologie qui laisse peu de place au hasard.
Les révélations d’Olivier Vallée, économiste français et ex-conseiller technique au Niger, confirment cette hypothèse. Selon lui, Pascal Tigri a bel et bien trouvé refuge sur le sol nigérien dès les premières heures suivant l’échec du putsch. « Il n’est plus au Niger aujourd’hui, mais il y a séjourné avant de disparaître vers d’autres destinations », précise-t-il. Une présence qui, même temporaire, jette une ombre sur la prétendue neutralité de Niamey.
Une diplomatie du double langage sous haute tension
Le Niger joue un rôle ambigu dans cette affaire, oscillant entre tentatives de normalisation et révélations accablantes. En mai 2025, la venue remarquée du Premier ministre nigérien, Ali Lamine Zeine, à l’investiture du président béninois Romuald Wadagni, avait été présentée comme un gage de bonne volonté. Pourtant, derrière cette façade diplomatique, les faits parlent d’eux-mêmes.
Alors que le Bénin offre une prime de 20 millions de francs CFA pour la capture de Pascal Tigri, le Niger se retrouve pris au piège de ses propres contradictions. Les manœuvres frontalières suspectes et l’accueil du fugitif au sein de son territoire exposent la duplicité du régime de Niamey. Une duplicité qui menace de réduire à néant les efforts de rapprochement entre les deux pays.
Une complaisance locale difficile à nier
Si Niamey tente de minimiser son implication en invoquant l’absence de soutien militaire officiel, les indices s’accumulent. La concomitance entre l’ouverture des frontières et la présence de Pascal Tigri sur le sol nigérien suggère une complicité bien plus large que de simples négligences administratives. Une protection officieuse, au moins locale, semble avoir été accordée au fugitif avant son évasion vers d’autres horizons.
Cette affaire révèle ainsi les failles d’un régime qui, malgré ses tentatives de se racheter une image, ne parvient pas à masquer ses contradictions. Les faits, désormais indéniables, risquent de plonger cette diplomatie du double langage dans une crise sans précédent.