Sénégal : le président Faye défend une démocratie durable face aux tensions politiques
Sénégal : le président Faye défend une démocratie durable face aux tensions politiques

Dans un contexte politique tendu au Sénégal, le chef de l’État a marqué les esprits lors d’un hommage rendu à l’ancien président Abdoulaye Wade. Alors que les tensions avec son ex-Premier ministre Ousmane Sonko persistent, Bassirou Diomaye Faye a rappelé une vision exigeante de la démocratie.
« Une querelle, aussi vive soit-elle, ne mérite pas que l’on déchire le pays qui nous est commun », a-t-il déclaré. Pour le président sénégalais, « la démocratie n’est pas un butin que l’on arrache et que l’on conserve jalousement, mais une flamme que l’on se transmet de génération en génération, qu’il faut préserver à tout prix ».
La rupture entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko s’est officialisée le 22 mai, après des mois de tensions croissantes entre les deux figures politiques.
Scission politique au Sénégal : Faye et Sonko, une rupture aux conséquences profondes
Ousmane Sonko, président de l’Assemblée nationale et leader du parti majoritaire, a réagi mardi soir en évoquant une « situation de cohabitation » avec le président Faye. « Il n’a pas tous les pouvoirs. Il doit redescendre de son piédestal et dialoguer », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse.
Une leçon d’unité nationale selon Abdoulaye Wade
Lors de l’hommage rendu à l’ancien président Wade, figure politique majeure du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye a salué l’héritage politique de ce dernier. « Vous nous avez appris qu’une querelle, aussi intense soit-elle, ne doit jamais menacer l’unité de notre nation », a-t-il souligné. « Vous nous avez enseigné que servir la jeunesse sénégalaise, c’est bien plus noble que d’en tirer profit. »
Accueilli par des ovations lors de son arrivée au Grand Théâtre de Dakar, le président a été chaleureusement applaudi à plusieurs reprises, notamment lorsqu’il a évoqué les défis politiques actuels et sa séparation avec Ousmane Sonko.
Abdoulaye Wade a également rappelé une vérité fondamentale : « L’adversaire d’aujourd’hui n’est pas un ennemi. C’est un compatriote qui voit le pays différemment, avec lequel il faudra, une fois les débats apaisés, continuer de partager la même terre sénégalaise. On peut s’opposer sans se déchirer. »
Enfin, le président Faye a rendu hommage à l’ancien chef de l’État pour sa capacité à « ne jamais désespérer du Sénégal, même face à ceux qui s’égarent dans l’amertume ou la haine de l’autre ».