Ousmane Sonko s’indigne des lenteurs judiciaires au Conseil des ministres
Lors d’une récente réunion du Conseil interministériel, le Premier ministre Ousmane Sonko a exprimé avec force son mécontentement face à la lenteur des procédures judiciaires concernant la reddition des comptes au Sénégal.
Ces observations ont fait suite à la présentation de la ministre de la Justice, Yassine Fall. Le chef du gouvernement a interpellé directement la ministre sur l’efficacité du système judiciaire sénégalais face aux nombreux dossiers d’irrégularités de gestion.
Ousmane Sonko a mis en lumière le rythme insuffisant des enquêtes et l’absence de conclusions concrètes dans plusieurs affaires sensibles, ce qui, selon lui, alimente un sentiment d’impunité. Il a souligné que d’importantes sommes de fonds publics auraient été détournées sans que des décisions de justice visibles ne soient rendues, compromettant ainsi la crédibilité de l’action gouvernementale.
Dans son allocution, le Premier ministre Sonko a insisté sur l’impératif d’établir les responsabilités à tous les échelons, qu’il s’agisse de fonctionnaires ou de personnalités politiques, passées ou présentes. Il a également alerté sur des dysfonctionnements persistants au sein de la chaîne judiciaire, suggérant l’existence de blocages structurels entravant le traitement de certains dossiers cruciaux pour la justice au Sénégal.
En réponse, la ministre de la Justice a affirmé que son ministère s’emploie activement à faire progresser les procédures en cours. Elle a réaffirmé l’engagement des services judiciaires à poursuivre les individus impliqués, dès lors que les preuves le permettent, tout en mentionnant les contraintes institutionnelles et opérationnelles.
Malgré ces assurances, Ousmane Sonko a maintenu sa pression, exigeant une accélération significative des processus judiciaires et une transparence accrue dans le suivi des affaires. Il a réitéré que la reddition des comptes constitue un pilier fondamental du mandat de l’administration actuelle.
En conclusion de son intervention, le Premier ministre a martelé que les dossiers judiciaires sont d’intérêt public et doivent être traités avec la plus grande rigueur et célérité afin de préserver la confiance des citoyens dans les institutions de l’État sénégalais.