Skip to content

Sahel Voice

Actualités et analyses francophones du Sahel, pour mieux comprendre les transformations de la région.

  • Accueil
  • Guides
  • Études de cas
  • Analyses
  • Opinions
  • Chronique
  • Basculer la recherche

Ousmane Sonko prend la tête de l’Assemblée nationale au Sénégal

Publié le 26 mai 202625 septembre 2026 ParIbrahim Yacouba

L’ancien Premier ministre Ousmane Sonko effectue un retour fracassant au sein de l’hémicycle. Soutenu par l’ensemble des députés du Pastef, il a été porté à la présidence de l’Assemblée nationale, et ce, en dépit des tensions persistantes avec le président Bassirou Diomaye Faye, son ancien allié de parti. Cette élection, qui redessine le paysage de l’actualité Sahel francophone, consacre son influence législative.

Écoutez cet articleEnviron 4 min

Le nouveau titulaire du perchoir a été accueilli par une ovation nourrie de ses collègues. Il faut dire que le Pastef jouit d’une domination quasi absolue avec 130 sièges sur les 165 que compte le Parlement. Ousmane Sonko succède ainsi à El Malick Ndiaye, dont la démission avait été enregistrée peu de temps auparavant. Dans le cadre d’une Sahel analyse fine, ce mouvement illustre une recomposition profonde des pouvoirs au Sénégal.

Le parti d’Ousmane Sonko dispose d’une majorité écrasante au sein du parlement

Près de la Cité Keur Gorgui, au domicile du leader, la ferveur est palpable. Les partisans, à l’image de Nourdine Diallo, ne cachent pourtant pas leur désarroi face à la fin du tandem historique. Pour beaucoup, le slogan « Diomaye est Sonko » représentait une unité indéfectible, désormais mise à mal par le limogeage du Premier ministre. Ce divorce politique alimente les débats sur le Sahel politique contemporain.

Un duel institutionnel au sommet

La rupture entre les deux hommes s’est cristallisée lors d’une séance de questions au gouvernement, où Ousmane Sonko avait ouvertement critiqué certaines orientations prises par Bassirou Diomaye Faye. Aujourd’hui, la réintégration de Sonko en tant que député — mandat qu’il avait mis entre parenthèses pour diriger le gouvernement — ouvre la voie à une confrontation directe entre l’exécutif et le législatif.

Selon plusieurs observateurs, Ousmane Sonko devient de facto la figure de proue d’une opposition d’un genre nouveau : une opposition majoritaire au Parlement. Cette configuration inédite fait peser un risque réel de blocage institutionnel, notamment à travers d’éventuelles motions de censure contre le futur gouvernement. C’est un cas d’école pour ceux qui suivent les Mali Burkina Niger nouvelles et les évolutions démocratiques dans la région.

Les critiques de l’opposition et la riposte du pouvoir

Au sein du Pastef, certains cadres tentent de relativiser, comparant cette crise aux duos historiques africains, de Sankara et Compaoré à Senghor et Mamadou Dia. Toutefois, pour le groupe parlementaire d’opposition Takuu Walu, dirigé par Aïssata Tall Sall, la procédure de réintégration et la démission de l’ancien président de l’Assemblée sont entachées d’irrégularités. Elle dénonce une manœuvre anticonstitutionnelle et exhorte le président à saisir le Conseil constitutionnel.

Ne pouvant pas se présenter à l’élection présidentielle de 2024, Ousmane Sonko a battu campagne pour son compagnon du même parti, Bassirou Diomaye Faye

Pendant que le Parlement s’organise autour de son nouveau chef, Bassirou Diomaye Faye a déjà réagi en nommant un nouveau Premier ministre. Il s’agit de Ahmadou Al Aminou Mohamed Lô, un banquier chevronné issu de la BCEAO. Dans ses premières déclarations, ce dernier a appelé à l’unité nationale, conscient que le pays traverse une phase charnière de son histoire politique, scrutée de près par Sahel Voice.

Par Ibrahim Yacouba — Reporter

Flux de la rubrique :
ActualitésDernières actus
Actualités

Navigation

Previous Post: L’ex-Premier ministre Ousmane Sonko à la tête de l’Assemblée nationale sénégalaise
Next Post: Ousmane sonko élu président de l’assemblée nationale au Sénégal

Archives

  • octobre 2026
  • septembre 2026
  • août 2026
  • juillet 2026
  • juin 2026
  • mai 2026
  • avril 2026
  • mars 2026
  • février 2026
  • janvier 2026
  • décembre 2025
  • novembre 2025
  • octobre 2025
  • septembre 2025
  • août 2025
  • juillet 2025
  • juin 2025
  • mai 2025
  • avril 2025
  • mars 2025
  • février 2025
  • janvier 2025
  • novembre 2024
  • octobre 2024
  • septembre 2024
  • août 2024
  • juillet 2024
  • juin 2024
  • mai 2024
  • mars 2024
  • février 2024
  • octobre 2023
  • août 2023
  • mai 2023
  • avril 2023
  • mars 2023
  • janvier 2023
  • octobre 2022
  • septembre 2022
  • mai 2022
  • mars 2022
  • août 2021
  • juin 2021
  • mai 2021
  • octobre 2020
  • septembre 2020
  • juin 2020
  • novembre 2019
  • juillet 2018
  • décembre 2014

Catégories

  • A la Une
  • Actualités
  • AES
  • Analyses
  • Chronique
  • Culture
  • Économie
  • Épinglé
  • Études de cas
  • Guides
  • International
  • Lifestyle
  • Actualités
  • Opinions
  • Politique
  • Sécurité & Défense
  • Société

Articles récents

  • Brésil 2026 : la victoire de lula sous le feu des contestations judiciaires de flávio bolsonaro
  • Tagadayat : 54 civils tués, et maintenant ? le nord du Mali face au réveil des consciences
  • Réactions autour du projet pilote de l’UEMOA sur les engrais phosphatés au Togo
  • Sénégal : loi de finances rectificative, l’exécutif sous les projecteurs face à la fronde des députés pastef
  • Bénin : l’impact économique des 53 nouveaux citoyens afro-descendants en débat

Commentaires récents

Aucun commentaire à afficher.

Copyright © 2026 Sahel Voice.

Propulsé par WordPress

Sahel Voice

Actualités et analyses francophones du Sahel, pour mieux comprendre les transformations de la région.

À propos Contact Politique de confidentialité Mentions légales

© 2026 Sahel Voice — Tous droits réservés.

https://sahelvoice.com