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Ousmane Sonko dénonce un complot politique contre sa réintégration à l’assemblée

Publié le 2 juin 202625 septembre 2026 ParIbrahim Yacouba

Un recours au Conseil constitutionnel pour bloquer le député Sonko

Le président du PASTEF, Ousmane Sonko, a vivement réagi à une initiative parlementaire visant à contester sa réintégration comme député à l’Assemblée nationale. Une saisine du Conseil constitutionnel a été engagée par des membres de l’opposition et des non-inscrits, qu’il qualifie de manœuvre politique calculée pour l’écarter du jeu institutionnel.

Écoutez cet articleEnviron 3 min

Des accusations de complot et d’instrumentalisation des institutions

Lors d’une prise de parole devant les médias, Ousmane Sonko a dénoncé des stratégies politiques orchestrées dans l’ombre par ses détracteurs. Selon lui, cette saisine n’a d’autre but que de servir des intérêts partisans, en exploitant les institutions de l’État pour des raisons purement électorales ou personnelles. « Les auteurs de ce recours savent pertinemment que cette question ne relève pas de la compétence du Conseil constitutionnel », a-t-il affirmé avec fermeté.

Le leader politique a également mis en garde contre l’utilisation abusive des mécanismes juridiques à des fins de déstabilisation, soulignant que ces pratiques risquent de saper la crédibilité des institutions démocratiques.

Un conflit juridique autour de la réintégration parlementaire

Au centre de cette polémique, l’article 54 de la Constitution sert de fondement aux députés contestataires pour justifier leur demande d’annulation du mandat d’Ousmane Sonko. Un groupe de parlementaires avait, dans un communiqué publié le 1er juin 2026, annoncé avoir saisi la haute juridiction afin d’invalider la décision du Bureau de l’Assemblée nationale en date du 24 mai, laquelle avait acté sa réintégration en tant que député.

Les opposants au député estiment que sa réintégration est anticonstitutionnelle, arguant qu’Ousmane Sonko aurait dû rester inéligible après avoir été nommé Premier ministre puis élu député en 2024. Face à cette offensive, le leader du PASTEF a adopté un ton résolu, prévenant : « Si l’État utilise la force contre nous, nous emploierons tous les recours légaux prévus par la Constitution pour nous défendre ».

Ce bras de fer juridique et politique s’annonce comme l’un des plus vifs de la législature, révélant les tensions persistantes entre majorité et opposition au sein des institutions.

Par Ibrahim Yacouba — Reporter

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