Libération massive d’anciens otages de Boko Haram au Nigeria
Plus de 400 femmes et enfants, enlevés par le groupe terroriste Boko Haram dans l’État de Borno, ont été libérés et remis aux autorités locales. Cette opération, menée par l’armée nigériane, marque un tournant dans la lutte contre l’insurrection jihadiste qui ravage le nord-est du pays depuis 2009.
Les victimes, principalement originaires du village de Ngoshe, à proximité de la frontière camerounaise, ont été secourues lors d’une offensive des forces armées. Selon le gouverneur Babagana Umara Zulum, environ 434 personnes ont été libérées en moins d’un mois, dont 360 ce week-end et 82 il y a quelques semaines.
Les collines de Gwoza, bastion historique des jihadistes, restent une zone à haut risque malgré les avancées militaires. Les enlèvements de masse, souvent suivis de demandes de rançon, constituent une stratégie récurrente pour ces groupes armés.
Hassana Buba, 43 ans, l’une des victimes libérées, a exprimé sa gratitude au camp de déplacés de Pulka : « Nous remercions le Tout-Puissant pour ce miracle. Notre joie est indescriptible. » Pourtant, les autorités nigérianes nient toute négociation financière, bien que des rapports indiquent le contraire.
Un rapport récent révèle que près de 1,66 million de dollars ont été versés en rançons entre juillet 2024 et juin 2025 à divers groupes armés, y compris des séparatistes et des bandits. Cette pratique, bien que niée officiellement, alimente le financement des groupes terroristes.
Le nord-est du Nigeria reste sous haute tension, avec des milliers de déplacés et une insécurité persistante. La libération de ces otages offre un espoir fragile dans une région martyrisée par des années de violences.