Skip to content

Sahel Voice

Actualités et analyses francophones du Sahel, pour mieux comprendre les transformations de la région.

  • Accueil
  • Guides
  • Études de cas
  • Analyses
  • Opinions
  • Chronique
  • Basculer la recherche

Le Cameroun face à l’hypertension artérielle, ce tueur silencieux

Publié le 27 juin 202625 septembre 2026 ParZara Hassane

Chaque année, l’hypertension artérielle est responsable de plus de 17 000 décès au Cameroun, s’imposant comme un problème de santé publique majeur. Cette affection chronique touche environ un adulte sur trois, avec une prévalence notablement plus élevée dans les centres urbains tels que Yaoundé et Douala, comparé aux régions rurales et semi-urbaines. Les données révèlent qu’environ 39 % des individus âgés de 25 à 70 ans sont concernés par cette condition.

Écoutez cet articleEnviron 3 min

Le Dr Djoumessi Romance, cardiologue rythmologue exerçant à l’hôpital de district de Biyem-Assi à Yaoundé, attribue l’accroissement des cas observés ces dernières années à l’évolution des habitudes de vie de la population. Il souligne que « les Camerounais ont malheureusement intégré une alimentation excessivement riche en sel et en graisses. À cela s’ajoute une consommation régulière et souvent élevée d’alcool et de tabac. Lorsque ces éléments se combinent à des prédispositions génétiques et au vieillissement, l’incidence de la maladie augmente considérablement. »

À Yaoundé seulement, des milliers de personnes sont confrontées à cette maladie. C’est dans le quartier de Nkolbikok, au sixième arrondissement de la capitale, que nous avons recueilli le témoignage poignant d’un octogénaire, toujours sous traitement.

Faustin Onana Ebodé a frôlé la mort suite à un Accident Vasculaire Cérébral (AVC). Il raconte avec émotion : « Je suis passé tout près de la fin. Ce soir-là, en rentrant chez moi vers 22 heures, j’ai ressenti une pression intense. Soudainement, j’ai perdu la capacité de parler et mon côté gauche est devenu inerte. Ma vie a été sauvée grâce à la réactivité de mon épouse, qui est infirmière et m’a conduit sans tarder à l’hôpital. En réalité, je vivais avec une hypertension artérielle non diagnostiquée. »

Face à ce constat, les autorités sanitaires, notamment le ministère de la Santé publique et la Société Camerounaise de Cardiologie, multiplient les appels à la vigilance. Elles insistent sur l’impératif pour les citoyens camerounais d’adopter des modes de vie plus sains et de recourir au dépistage précoce.

Afin de prévenir les complications potentiellement graves de cette maladie insidieuse, une mesure de la tension artérielle au moins deux fois par an est fortement conseillée, surtout en cas de détection.

Par Zara Hassane — Grand reporter

Flux de la rubrique :
ActualitésDernières actus
Actualités

Navigation

Previous Post: Gabon : la scission eau-électricité, une lueur d’espoir pour les services publics ?
Next Post: Est de la RDC : l’accord de paix RDC-Rwanda face à un statu quo persistant

Archives

  • octobre 2026
  • septembre 2026
  • août 2026
  • juillet 2026
  • juin 2026
  • mai 2026
  • avril 2026
  • mars 2026
  • février 2026
  • janvier 2026
  • décembre 2025
  • novembre 2025
  • octobre 2025
  • septembre 2025
  • août 2025
  • juillet 2025
  • juin 2025
  • mai 2025
  • avril 2025
  • mars 2025
  • février 2025
  • janvier 2025
  • novembre 2024
  • octobre 2024
  • septembre 2024
  • août 2024
  • juillet 2024
  • juin 2024
  • mai 2024
  • mars 2024
  • février 2024
  • octobre 2023
  • août 2023
  • mai 2023
  • avril 2023
  • mars 2023
  • janvier 2023
  • octobre 2022
  • septembre 2022
  • mai 2022
  • mars 2022
  • août 2021
  • juin 2021
  • mai 2021
  • octobre 2020
  • septembre 2020
  • juin 2020
  • novembre 2019
  • juillet 2018
  • décembre 2014

Catégories

  • A la Une
  • Actualités
  • AES
  • Analyses
  • Chronique
  • Culture
  • Économie
  • Épinglé
  • Études de cas
  • Guides
  • International
  • Lifestyle
  • Actualités
  • Opinions
  • Politique
  • Sécurité & Défense
  • Société

Articles récents

  • Sommet Russie-afrique 2026 : le Mali sous les projecteurs, l’AES face à ses silences diplomatiques
  • Tchad-Niger : après le démenti des frappes, quelle est la suite de la crise diplomatique ?
  • Xénophobie en Afrique du Sud : après le lynchage de Durban, l’Union africaine exige des mesures urgentes contre la violence
  • Condamnation d’adama sangaré : les réactions de la défense et les perspectives judiciaires après le verdict
  • De l’éloquence à l’emprisonnement : comment la junte malienne enterre ses propres rêves de transition

Commentaires récents

Aucun commentaire à afficher.

Copyright © 2026 Sahel Voice.

Propulsé par WordPress

Sahel Voice

Actualités et analyses francophones du Sahel, pour mieux comprendre les transformations de la région.

À propos Contact Politique de confidentialité Mentions légales

© 2026 Sahel Voice — Tous droits réservés.

https://sahelvoice.com