La Marine nationale française a procédé à l’arraisonnement du pétrolier Deliver, un navire qui naviguait sous un pavillon camerounais non conforme et visé par des sanctions de Yaoundé.
Dans la continuité des interceptions des navires Tagor et Smyrtos au début du mois de juin, qui arboraient également des pavillons camerounais irréguliers dans la Manche, la Marine française a une nouvelle fois agi. Le mardi 23 juin, le pétrolier Deliver a été intercepté après avoir présenté un faux pavillon camerounais. Les vérifications des documents à bord ont rapidement levé les doutes quant à la conformité de son enregistrement.
Ce pétrolier, bien qu’affichant un pavillon camerounais, faisait l’objet de sanctions prononcées par les autorités de Yaoundé suite aux incidents impliquant les navires Tagor et Smyrtos. Le président français Emmanuel Macron a publiquement affirmé que ce bâtiment ferait partie de la « flotte fantôme russe ».
« La Marine Nationale a intercepté mardi le pétrolier Deliver alors qu’il transitait au large de la Sicile, en violation flagrante du droit maritime international. Cette nouvelle action ciblée contre la flotte fantôme, survenant quelques jours après une opération similaire menée par le Royaume-Uni, souligne la ferme détermination des nations européennes », a déclaré Emmanuel Macron.
Il a ajouté : « Nous ne permettrons pas à la flotte fantôme de contourner les sanctions internationales et de contribuer au financement de l’effort de guerre russe. » Face à cette situation, le ministère camerounais des Transports a réagi ces dernières semaines en sanctionnant et en retirant 39 navires de son registre national.
Pour Yaoundé, ces mesures sont essentielles pour renforcer le contrôle de sa flotte maritime. Elles visent à mettre en œuvre des opérations de recensement physique et de numérisation afin d’assurer une meilleure supervision et de préserver l’intégrité du pavillon camerounais sur la scène internationale.