Cameroun. les mariages unités par les familles, pas les individus
En droit civil camerounais, le mariage repose sur la liberté nuptiale, permettant à chaque individu de choisir librement son conjoint et de consentir personnellement à l’union. La loi martèle que ce consentement doit être libre et éclairé, exempt de toute contrainte ou violence.
Malgré cette disposition légale, les mariages se heurtent encore aux us et coutumes de certaines communautés qui imposent que le choix du futur conjoint d’une fille ou d’un fils soit fait par ses parents. Cette pratique est considérée comme une violation des droits individuels et est combattue par les jeunes générations.
Les citoyens originaires de la région de l’Ouest-Cameroun, tels que Waffo Marie Chantal, déclarent qu’ils ne peuvent accepter ce système, car il impose aux parents le choix du futur conjoint sans leur consentement. Les futures mariées sont alors informées et le mariage est célébré selon la coutume locale.
Audrey Wandji, habitante du quartier Biyem-Assi, exprime son désaccord avec cette pratique : « Je veux un homme que j’aime de tout mon cœur. Et ça ne peut être que celui que j’ai moi-même choisi ». Cette attitude reflète l’évolution des comportements et des valeurs des jeunes générations au Cameroun.