Wakit Tama dénonce la dérive autoritaire au Tchad et appelle à manifester

Wakit Tama dénonce la dérive autoritaire au Tchad et appelle à manifester

Alors que la date du 16 mai 2026 approche, le mouvement Wakit Tama, acteur politique majeur au Tchad, a organisé un point de presse pour alerter sur ce qu’il qualifie de dérive dictatoriale du régime en place. Cette mobilisation, prévue comme pacifique et populaire, vise à dénoncer les atteintes aux libertés fondamentales et à exiger des changements immédiats.

Une mobilisation pour dénoncer l’autoritarisme et libérer les prisonniers politiques

Lors de cette conférence, le porte-parole du mouvement, Abdelazim Mht Abakar, a souligné l’urgence d’agir face à ce qu’il décrit comme une crise politique profonde. Il a rappelé que le régime du président Mahamat Idriss Déby Itno est responsable de la répression des libertés et de la confiscation des droits humains.

Wakit Tama a particulièrement dénoncé l’arrestation et la condamnation à huit ans de prison de huit responsables politiques de la coalition GCAP. Une décision qualifiée de scandaleuse par le mouvement, qui accuse la justice tchadienne d’être instrumentalisée pour servir les intérêts du pouvoir en place.

Les revendications de Wakit Tama

  • Libération immédiate et sans condition de tous les prisonniers politiques, dont l’ancien Premier ministre Succès Masra et d’autres détenus d’opinion.
  • Rétablissement des libertés fondamentales, garanties par la Constitution tchadienne.
  • Fin de la répression contre les journalistes et les défenseurs des droits humains, qui subissent intimidations et pressions.
  • Justice et dignité pour le peuple tchadien, qui refuse l’injustice et la peur.

Un silence international préoccupant

Le mouvement a également critiqué le manque de réaction des organisations internationales et des partenaires étrangers face aux violations des droits humains au Tchad. Selon Wakit Tama, ce silence encourage les abus et affaiblit la lutte pour la démocratie.

« Le peuple tchadien ne demande ni privilèges ni faveurs. Il exige simplement la justice, la liberté et le respect de ses droits les plus fondamentaux », a déclaré le porte-parole du mouvement lors de l’intervention. « Le 16 mai, nous ferons entendre notre voix contre l’injustice et la confiscation des libertés ».

Une mobilisation pacifique pour un changement radical

En conclusion, Wakit Tama a réaffirmé son appel à une mobilisation populaire massive le 16 mai prochain. Ce mouvement, bien que pacifique, incarne une résistance déterminée contre l’autoritarisme et une volonté de restaurer l’État de droit au Tchad.

Les citoyens tchadiens sont donc invités à se joindre à cette initiative pour exiger un changement politique et social, dans l’espoir de construire un avenir plus juste et plus libre.