Un an de réformes majeures sous me josé mpanda aux postes et télécommunications

Un an de réformes majeures sous Me José Mpanda aux postes et télécommunications

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Me José Mpanda Kabangu célèbre ce 12 août 2026 une année complète à la tête du ministère des Postes, Télécommunications et Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (PTNTIC) au sein du gouvernement Suminwa II. Depuis son entrée en fonction, il a engagé une série de transformations ambitieuses pour moderniser ce secteur stratégique.

Une année de succès internationaux retentissants

Dès son arrivée, Me José Mpanda a identifié trois défis prioritaires : briser l’isolement international de la République démocratique du Congo (RDC) dans ce domaine, améliorer les conditions de travail de l’administration et créer un cadre favorable aux opérateurs télécoms pour booster la qualité des services rendus à la population.

En moins de cinq semaines, son action a porté ses premiers fruits : la RDC a recouvré son droit de parole et de vote au sein de l’Union postale universelle (UPU), perdu depuis plus de trois décennies à cause d’arriérés de cotisation. Cette victoire a été rendue possible grâce à son plaidoyer énergique auprès des plus hautes autorités du pays.

Un second exploit d’envergure a été concrétisé en octobre 2025 : la décision historique de rapatrier le siège de l’Union africaine des télécommunications (UAT) de Nairobi (Kenya) vers Kinshasa. Cette institution, seule de l’Union africaine abritée par la RDC, retrouvera officiellement son siège statutaire en janvier 2027, après validation lors de la 7e conférence des plénipotentiaires tenue à Abuja (Nigeria) le 23 juillet 2026. Ce retour s’accompagne d’un siège automatique au Conseil d’administration de l’UAT pour la RDC.

Me José Mpanda a également engagé des négociations en vue de faire siéger la RDC au Conseil d’administration de l’Union internationale des télécommunications (UIT) pour le mandat 2027-2030. Une candidature officielle sera déposée lors de la prochaine conférence des plénipotentiaires à Doha (Qatar) en novembre 2026.

Modernisation de l’administration et amélioration du climat des affaires

Sur le plan national, ses réformes ont profondément transformé l’administration des PTNTIC. En seulement 144 jours, il a doté le Secrétariat général de dix véhicules neufs, dont trois bus et plusieurs 4×4 pour les cadres. Une première dans l’histoire de cette administration.

Il a également signé un arrêté révisant la grille barémique des agents, lancé la réhabilitation du bâtiment administratif et mis en place un nouveau cadre organique. Des promotions équitables, basées sur l’ancienneté et la performance, ont été attribuées.

Pour les opérateurs télécoms, il a mis fin à l’insécurité juridique en convertissant les titres des quatre principaux opérateurs (Airtel, Vodacom, Orange et Africell). Il a aussi réduit de moitié, avec effet rétroactif, le moratoire de dix ans accordé à ces entreprises, conformément à l’article 40 de la Loi sur les télécommunications qui réserve 25% du capital aux Congolais et 5% aux travailleurs.

Une vision ambitieuse pour la connectivité nationale

Me José Mpanda s’appuie sur les conclusions des États généraux des Postes et Télécommunications, organisés fin avril 2026, pour tracer la voie vers une RDC pleinement connectée d’ici 2030. Les priorités incluent :

  • La pose de 54 000 km de fibre optique et la construction de 30 000 tours ou antennes pour couvrir les 145 territoires, réduisant ainsi la fracture numérique.
  • Un partenariat avec le Programme de transformation numérique (PTN), financé par la Banque mondiale et l’Agence française de développement, pour réaliser 10 000 km de fibre optique.
  • La mobilisation du Fonds de développement du service universel (FDSU) pour construire 3 000 tours dans la province du Kongo central, zone pilote du projet.
  • Des conventions signées avec les quatre opérateurs mobiles pour financer la construction de 10 antennes chacun dans les zones périurbaines et rurales.
  • L’acquisition d’un satellite souverain, avec des négociations en cours avec la firme chinoise China Unicom.

Ces infrastructures critiques sont estimées à 1,5 milliard de dollars pour la période 2026-2030, financées notamment par le FDSU.

Un engagement pour la souveraineté numérique

Me José Mpanda considère que la participation de la RDC aux instances décisionnelles internationales (UPU, UAT, UIT) est cruciale pour renforcer sa souveraineté dans le domaine des télécommunications. Ces positions stratégiques permettront à la RDC de jouer un rôle central dans la définition des normes mondiales et de bénéficier des financements dédiés aux infrastructures.

Avec le président Félix-Antoine Tshisekedi, il partage la vision d’une RDC connectée et d’un hub technologique au cœur de l’Afrique d’ici 2030. Ses actions concrètes démontrent une volonté ferme de concrétiser cette ambition.