Théodore Holo : une feuille de route pour le Sénat béninois
Alors que l’installation officielle du Sénat béninois approche à grands pas, le professeur Théodore Holo a clairement défini l’orientation qu’il souhaite donner à son mandat au sein de cette nouvelle chambre haute. L’ancien président de la Cour constitutionnelle a exprimé sa détermination à œuvrer pour la paix, l’unité nationale, la stabilité politique et l’approfondissement de la démocratie au Bénin.

Ce constitutionnaliste de renom, nommé membre de droit de l’institution en vertu de son ancien statut, a partagé ses premières intentions concernant le rôle qu’il entend jouer. Il a souligné l’importance d’aborder l’entrée en fonction du Sénat avec circonspection, mais toujours avec l’objectif primordial de maintenir la cohésion nationale.
« J’irai et je travaillerai en tenant compte de ma vision des choses », a affirmé Théodore Holo. Il a manifesté l’espoir que son apport contribuera à la préservation de « la paix, l’unité sociale, la stabilité politique, l’unité du pays, le développement ».
Issue de la révision constitutionnelle de novembre 2025, la nouvelle chambre haute sera officiellement inaugurée le 30 juillet 2026 à Porto-Novo. Les premiers membres du Sénat ont été désignés lors du Conseil des ministres du 1er juillet 2026. Sa composition inclut des membres de droit, tels que d’anciens présidents de la République et d’anciens présidents de la Cour constitutionnelle, ainsi que des personnalités nommées par le président de la République et par l’Assemblée nationale.
Un engagement ferme pour l’unité nationale
Lors de son intervention, Théodore Holo a rappelé les doutes initiaux qui ont pu entourer la création de certaines institutions, traçant un parallèle avec l’expérience concluante de la Conférence nationale. « Quand je suis allé à la Conférence nationale, il y avait des partis politiques qui ont pensé que cela ne servirait à rien. Nous avons vu les résultats que cela a donnés », a-t-il souligné, illustrant sa confiance dans le potentiel des nouvelles structures.
L’ancien président de la Cour constitutionnelle ne présente pas le Sénat comme une entité exempte de failles. Il reconnaît que « tout ne peut pas être rose », mais insiste sur l’existence de « choses positives dans les dispositions du Sénat ». Cette approche équilibrée démontre sa volonté de participer activement tout en restant conscient des interrogations publiques.
Face aux inévitables divergences politiques, Théodore Holo a lancé un appel à privilégier l’intérêt supérieur de la nation. « Que nous soyons divergents sur des questions, nous n’avons qu’une seule priorité, nous n’avons qu’une seule patrie, nous n’allons pas la détruire », a-t-il martelé.
Pour lui, le Sénat est appelé à jouer un rôle stabilisateur fondamental au sein de l’architecture institutionnelle béninoise. La mission qu’il envisage dépasse le simple examen des lois, englobant également la sauvegarde des équilibres politiques, sociaux et territoriaux.
Théodore Holo a également exprimé sa volonté d’adapter son action aux dynamiques politiques contemporaines. « Le monde évolue, et moi aussi je dois pouvoir évoluer et apporter ma contribution à l’approfondissement de la démocratie », a-t-il déclaré.
L’installation du Sénat, prévue pour la fin juillet 2026, représentera une étape majeure dans la concrétisation du Parlement bicaméral au Bénin. Elle ouvrira une nouvelle ère institutionnelle, où les personnalités désignées seront attendues pour concrétiser le rôle et l’impact de cette chambre haute.