Skip to content

Sahel Voice

Actualités et analyses francophones du Sahel, pour mieux comprendre les transformations de la région.

  • Accueil
  • Guides
  • Études de cas
  • Analyses
  • Opinions
  • Chronique
  • Basculer la recherche

Sénégal soutien candidature macky sall à l ONU : une décision stratégique

Publié le 21 juillet 202625 septembre 2026 ParIbrahim Yacouba

Dans un geste qui surprend autant qu’il s’inscrit dans une logique d’État, le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a décidé d’appuyer publiquement la candidature de son prédécesseur, Macky Sall, pour le poste de secrétaire général des Nations unies. Une décision qui marque un tournant dans les relations entre les deux hommes, autrefois marqués par une confrontation politique sans précédent.

Écoutez cet articleEnviron 6 min

Le chef de l’État sénégalais a ainsi annoncé que son pays apporterait un soutien plein et entier à la candidature de Macky Sall, une position qui renforce considérablement les chances de l’ancien président sur la scène internationale. Ce soutien, bien que tardif, intervient dans un contexte où la neutralité ou le silence d’un État africain aurait pu fragiliser une candidature déjà en proie à des défis structurels.

Un dépassement politique au service des intérêts nationaux

La relation entre Macky Sall et Bassirou Diomaye Faye a longtemps été tendue, voire conflictuelle. L’ancien président avait été incarcéré en 2023 dans le cadre d’une procédure judiciaire controversée, avant d’être libéré in extremis grâce à une grâce présidentielle accordée quelques jours avant l’élection de 2024. Sonko, figure centrale du mouvement politique de Faye, avait alors été écarté de la compétition électorale, une décision qui avait alimenté les tensions entre les deux hommes.

Pourtant, malgré ce passé tumultueux, le président actuel a choisi de mettre de côté les rancœurs personnelles pour privilégier une approche diplomatique centrée sur les intérêts du Sénégal. Cette décision reflète une volonté de dépasser les clivages partisans au profit d’une vision stratégique, notamment en matière de multilatéralisme et de représentation africaine.

Une fenêtre d’opportunité ouverte par la rupture politique interne

Ce revirement n’aurait probablement pas été possible sans un bouleversement majeur au sommet de l’État sénégalais. La démission récente de l’ancien Premier ministre Ousmane Sonko, figure historique de l’opposition et mentor politique de Faye, a libéré une marge de manœuvre inédite pour le président. Sonko, dont l’hostilité envers Macky Sall était notoire, avait longtemps empêché toute normalisation des relations entre les deux anciens rivaux.

Avec son départ, Bassirou Diomaye Faye a pu adopter une posture plus souple, axée sur la diplomatie plutôt que sur la confrontation. Ce repositionnement s’inscrit également dans une stratégie plus large visant à reconstruire une base électorale élargie, en s’appuyant sur des réseaux politiques traditionnels, y compris ceux de l’ancien régime.

Macky Sall : un candidat renforcé, mais face à des obstacles persistants

Pour Macky Sall, ce soutien sénégalais arrive à point nommé. Sa candidature, officiellement déposée en mars par le Burundi au nom de la présidence tournante de l’Union africaine, souffrait jusqu’alors d’un handicap majeur : l’absence de validation claire de son propre pays. Dans les enceintes internationales, un tel silence est souvent interprété comme un désaveu, ce qui affaiblit considérablement les chances d’un candidat.

Désormais, avec l’engagement actif du Sénégal et de son réseau diplomatique, Macky Sall peut se présenter comme un candidat pleinement soutenu par son pays d’origine. Cette dynamique prive ses adversaires d’un argument de poids et renforce sa légitimité sur la scène mondiale. Pourtant, malgré cette avancée, la route vers le poste de secrétaire général reste semée d’embûches.

La coutume veut que le poste revienne à un représentant d’Amérique latine, une région qui n’a plus occupé cette fonction depuis plus de trois décennies. Parmi les cinq candidats en lice, quatre sont latino-américains, ce qui rend la tâche de Macky Sall, seul représentant africain et ancien chef d’État, particulièrement ardue.

Un parcours diplomatique en pleine accélération

Conscient des défis à relever, Macky Sall a multiplié les initiatives pour consolider sa position. Après avoir obtenu l’onction officielle du Sénégal, il a été reçu à Moscou par le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, une rencontre qui témoigne de sa volonté de diversifier ses alliances internationales.

Son passé politique, marqué par des relations étroites avec la France, ainsi que son abstention lors du vote sur l’invasion de l’Ukraine en 2022, montrent une diplomatie équilibrée, recherchant un équilibre entre les grandes puissances. Cependant, c’est au Conseil de sécurité, où les cinq membres permanents disposent d’un droit de veto, que se jouera véritablement le sort de sa candidature.

Un verdict est attendu pour cet automne, mais d’ici là, Macky Sall devra continuer à convaincre, tant à New York qu’à travers le monde, que son profil et son expérience en font le candidat idéal pour diriger l’ONU dans un contexte géopolitique complexe.

Par Ibrahim Yacouba — Reporter

Flux de la rubrique :
ActualitésDernières actus
Actualités

Navigation

Previous Post: Brice Oligui Nguema en voyage officiel en France pour booster les liens franco-gabonais
Next Post: Burkina Faso : Ibrahim Traoré et la légitimité controversée d’un pouvoir né des armes

Archives

  • octobre 2026
  • septembre 2026
  • août 2026
  • juillet 2026
  • juin 2026
  • mai 2026
  • avril 2026
  • mars 2026
  • février 2026
  • janvier 2026
  • décembre 2025
  • novembre 2025
  • octobre 2025
  • septembre 2025
  • août 2025
  • juillet 2025
  • juin 2025
  • mai 2025
  • avril 2025
  • mars 2025
  • février 2025
  • janvier 2025
  • novembre 2024
  • octobre 2024
  • septembre 2024
  • août 2024
  • juillet 2024
  • juin 2024
  • mai 2024
  • mars 2024
  • février 2024
  • octobre 2023
  • août 2023
  • mai 2023
  • avril 2023
  • mars 2023
  • janvier 2023
  • octobre 2022
  • septembre 2022
  • mai 2022
  • mars 2022
  • août 2021
  • juin 2021
  • mai 2021
  • octobre 2020
  • septembre 2020
  • juin 2020
  • novembre 2019
  • juillet 2018
  • décembre 2014

Catégories

  • A la Une
  • Actualités
  • AES
  • Analyses
  • Chronique
  • Culture
  • Économie
  • Épinglé
  • Études de cas
  • Guides
  • International
  • Lifestyle
  • Actualités
  • Opinions
  • Politique
  • Sécurité & Défense
  • Société

Articles récents

  • Réactions autour du projet pilote de l’UEMOA sur les engrais phosphatés au Togo
  • Sénégal : loi de finances rectificative, l’exécutif sous les projecteurs face à la fronde des députés pastef
  • Bénin : l’impact économique des 53 nouveaux citoyens afro-descendants en débat
  • Forces étrangères au Niger : la charte de la refondation a-t-elle été appliquée pour le déploiement algérien ?
  • Témoignage nigérien sur pascal tigri : ce que révèle l’enquête en suspens sur la piste ouest-africaine

Commentaires récents

Aucun commentaire à afficher.

Copyright © 2026 Sahel Voice.

Propulsé par WordPress

Sahel Voice

Actualités et analyses francophones du Sahel, pour mieux comprendre les transformations de la région.

À propos Contact Politique de confidentialité Mentions légales

© 2026 Sahel Voice — Tous droits réservés.

https://sahelvoice.com