Sanctions onusiennes contre six chefs militaires en rdc : qui sont les cibles ?
Sanctions onusiennes contre six chefs militaires en RDC : qui sont les cibles ?
Le Comité des sanctions des Nations unies a annoncé, ce 16 juillet, l’ajout de six individus et deux entités à sa liste noire. Une décision qui vise à freiner l’activité des groupes armés déstabilisateurs dans l’Est de la République démocratique du Congo, région minée par des décennies de conflits.
Parmi les personnalités sanctionnées, Corneille Nangaa, chef de l’AFC/M23, figure en tête de liste. Ce dernier, déjà sous le coup de mesures restrictives onusiennes, est accusé de jouer un rôle central dans la stratégie militaire du groupe rebelle. John Imani Nzenze, présenté comme colonel et responsable du renseignement au sein du M23, est également visé pour son implication présumée dans l’organisation et le financement d’opérations militaires.
Les commandants des FDLR dans le viseur des Nations unies
Sébastien Uwimbabazi, général de brigade des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), basé à Rutshuru, est sanctionné pour son rôle dans la planification d’attaques contre les populations civiles. Gustave Kubwayo, alias « Sirkoof », commandant des FDLR-FOCA, est quant à lui pointé du doigt pour des exactions incluant enlèvements contre rançon et pillages de ressources naturelles.
Des figures des ADF et du Twirwaneho également ciblées
Muhammed Lumisa, commandant et responsable logistique des Forces démocratiques alliées (ADF), originaires d’Ouganda, est accusé de soutenir des activités terroristes dans la province du Nord-Kivu. Charles Sematama, chef militaire du groupe Twirwaneho, actif dans les Hauts Plateaux du Sud-Kivu, est sanctionné pour les violences perpétrées contre les civils depuis la création de son mouvement entre 2008 et 2010.
Deux entités également frappées par les sanctions
L’Alliance des Forces de la Résistance (AFC), créée en 2023, et le groupe Twirwaneho ont été ajoutés à la liste des entités sous embargo. Ces mesures incluent le gel des avoirs, une interdiction de voyager et un embargo sur les armes pour les personnes et structures désignées. Une décision prise alors que les combats persistent dans l’Est congolais, alimentant les craintes d’une escalade régionale.
Ces sanctions s’inscrivent dans le cadre de la résolution 1533 (2004) du Conseil de sécurité de l’ONU, renforçant ainsi la pression sur les acteurs contribuant à l’instabilité en RDC.
Corneille Nangaa lors d’une conférence de presse à Goma