Ousmane Sonko met en garde Bassirou Diomaye Faye sur la dissolution de l’Assemblée nationale

Ousmane Sonko met en garde Bassirou Diomaye Faye sur les conséquences d’une dissolution de l’Assemblée

Ousmane Sonko s'exprime lors d'un meeting sur la dissolution de l'Assemblée nationale

Le leader du parti Pastef, Ousmane Sonko, avertit le président Bassirou Diomaye Faye : toute décision concernant la dissolution de l’Assemblée nationale affaiblirait le pouvoir en place, quelles que soient les options envisagées.

La scène politique sénégalaise reste sous tension avec l’hypothèse persistante d’une dissolution de l’Assemblée nationale. Lors d’un meeting organisé à Linguère, Ousmane Sonko a directement interpellé le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, l’avertissant des répercussions électorales d’une telle initiative. Pour le leader de Pastef, cette manœuvre se retournerait contre le pouvoir en place, quelle que soit la forme qu’elle prendrait.

Selon Ousmane Sonko, l’organisation d’élections locales ou la dissolution pure et simple de l’Assemblée nationale entraînerait un affaiblissement majeur du camp présidentiel. Cependant, il insiste particulièrement sur les risques liés à une dissolution, qu’il qualifie de « pire scénario » pour Bassirou Diomaye Faye. « S’il organise des élections locales, nous le battrons. S’il dissout l’Assemblée, là, ce sera pire pour lui. Et c’est d’ailleurs ce que nous préférons », a-t-il déclaré avec assurance lors de son discours, s’adressant directement au président de la République.

Cet avertissement s’inscrit dans un contexte où Pastef estime conserver un avantage électoral décisif, plus d’un an après son accession au pouvoir. Ousmane Sonko affiche une confiance inébranlable dans la capacité de son parti à l’emporter lors de prochains scrutins, qu’il décrit comme une « promenade de santé ».

Un appel à la prudence lancé aux militants de Pastef

Au-delà de sa mise en garde adressée au président, Ousmane Sonko a également tenu à rappeler à l’ordre ses propres partisans. Il les a exhortés à la modération face à ce qu’il qualifie de tentatives de déstabilisation orchestrées par ses adversaires politiques.

« J’appelle les militants à la vigilance et au calme », a-t-il insisté, mettant en garde contre toute réaction intempestive qui pourrait être exploitée pour dissoudre son parti ou lui retirer son récépissé. Selon lui, la maîtrise de soi de ses troupes sera déterminante pour les prochaines échéances électorales, qu’il s’agisse de locales ou de législatives anticipées.

Ousmane Sonko est convaincu que, dans le calme, les prochains scrutins se solderont par une victoire écrasante de son camp. Il évoque même la possibilité d’une démission anticipée du président avant 2029, si les conditions lui sont favorables. « Nous le battrons à plate couture », a-t-il conclu, martelant la solidité de son rapport de force.