Mali : le régime militaire promet une prime record pour la capture d’iyad ag ghaly

Mali : le régime militaire promet une prime record pour la capture d’Iyad Ag Ghaly

Le gouvernement malien a franchi une étape majeure dans sa lutte contre les groupes armés en annonçant une récompense exceptionnelle. Deux milliards de francs CFA, équivalant à près de trois millions d’euros, seront versés à toute personne fournissant des informations menant à l’arrestation ou à la neutralisation d’Iyad Ag Ghaly, figure emblématique du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM).

Mali : le régime militaire promet une prime record pour la capture d'Iyad Ag Ghaly

Iyad Ag Ghaly, cible prioritaire du Sahel

Dans un communiqué diffusé en direct sur les chaînes nationales, les autorités maliennes ont officiellement révélé cette prime inédite. Iyad Ag Ghaly, ancien chef rebelle touareg devenu leader du JNIM, est aujourd’hui considéré comme l’une des cibles les plus importantes de la région. Son nom figure sur la liste des sanctions de l’ONU, et il est également recherché par les autorités américaines ainsi que par la Cour pénale internationale, qui l’accuse de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.

D’autres chefs armés également visés

Cette initiative ne se limite pas à Iyad Ag Ghaly. Le régime militaire a également mis à prix la tête de six autres responsables présumés. Parmi eux, Amadou Kouffa, un cadre influent du JNIM, ainsi que les dirigeants du Front de libération de l’Azawad (FLA), Alghabass Ag Intalla et Bilal Ag Cherif. Ces personnalités sont accusées d’avoir orchestré des attaques terroristes d’envergure contre l’État malien.

Un contexte sécuritaire marqué par une escalade des violences

Cette annonce intervient dans un climat de tension extrême. Les attaques coordonnées menées fin avril par le JNIM et ses alliés du FLA contre des positions stratégiques de l’armée malienne ont marqué un tournant dans le conflit. Ces offensives ont causé la perte du ministre de la Défense, Sadio Camara, une figure centrale du régime militaire en place. La dégradation de la situation sécuritaire pousse ainsi Bamako à intensifier ses efforts pour contrer la menace jihadiste.