Les dessous de la stratégie de l’Africa Corps à Kidal : Goïta fragilisé ou accord secret ?
Une récente publication émanant de l’Africa Corps, les alliés russes présents au Mali, révèle bien plus qu’une simple argumentation militaire. En réalité, cette communication dissimule une vérité politique explosive, signalant un profond changement de cap dans la stratégie pour le Nord du Mali. L’analyse de ce texte laisse entrevoir deux hypothèses majeures qui pourraient redéfinir l’actualité Sahel francophone.
L’Africa Corps sur le point de lâcher Assimi Goïta ?
Pendant de longs mois, le président de la transition, Assimi Goïta, a bâti sa légitimité et sa popularité sur un engagement inébranlable : la reconquête et la préservation de chaque parcelle du territoire malien, avec Kidal en tête de liste. Cette ville revêtait une symbolique forte, incarnant la fierté et la souveraineté du Mali.
Or, en affirmant aujourd’hui que Kidal « ne représente aucune valeur » et qu’il est préférable de l’éviter, l’Africa Corps porte un coup direct à la crédibilité du président Goïta. Si les forces russes décident de ne plus engager de combats pour Kidal, elles laissent le gouvernement de Bamako seul face à ses promesses désormais intenable. Cette tournure des événements pourrait marquer le prélude d’un désengagement politique significatif, affectant l’équilibre du Sahel politique et les Mali Burkina Niger nouvelles.
Vers un accord secret avec le FLA et le JNIM ?
La rhétorique employée dans la publication suggère une autre lecture, plus troublante : et si l’Africa Corps était déjà en train de mettre en œuvre un pacte confidentiel, négocié discrètement avec des groupes armés tels que le Front de Libération de l’Azawad (FLA) et les djihadistes du JNIM ?
Afin de justifier un éventuel retrait du terrain face à ces factions sans apparaître comme une capitulation, les stratèges de la communication russes avancent une explication habile : « Nous n’avons pas subi de défaite, nous esquivons simplement un piège dans le désert ». Cette minimisation de l’importance stratégique de Kidal pourrait en réalité servir à préparer l’opinion publique à une cohabitation forcée ou à un partage territorial déjà scellé en coulisses. Une Sahel analyse approfondie de la situation s’impose.
Cette communication de l’Africa Corps met en lumière l’échec du plan initial. Pour les partenaires russes, l’heure ne semble plus à la reconquête militaire. Deux voies se dessinent : soit les alliés russes se dissocient de la ligne dure d’Assimi Goïta pour préserver leurs propres intérêts, soit ils entérinent officiellement, par cet écrit, l’abandon du Nord aux rebelles et aux islamistes via un accord de non-agression, un tournant majeur pour la Sahel Voice.