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La tension monte autour du calendrier des élections locales au Sénégal

Publié le 8 août 202625 septembre 2026 ParIbrahim Yacouba

Le débat concernant la date des prochaines élections locales au Sénégal s’intensifie. Après l’interpellation du président Bassirou Diomaye Faye par Ousmane Sonko sur la nécessité de fixer ce scrutin, El Malick Ndiaye a également exprimé une position ferme, rejetant catégoriquement toute idée de report.

Écoutez cet articleEnviron 3 min

Une position inébranlable contre le report

À Linguère, lors de l’accueil d’Ousmane Sonko pour une étape de la tournée du parti Pastef dédiée à la vente de cartes de membre, le député El Malick Ndiaye a clairement affirmé qu’aucun ajournement des élections ne devait être envisagé.

Il a notamment mis en lumière un lien direct entre la forte mobilisation observée lors des campagnes de vente de cartes de Pastef et les discussions actuelles sur le calendrier électoral. « Ce sont nos opérations de vente de cartes de membre qui sont en train de dynamiser le pays, dans le bon sens. Partout, les citoyens se précipitent pour acquérir leur carte Pastef. Cela pourrait fort bien influencer la date des prochaines échéances électorales », a-t-il déclaré.

L’ancien président de l’Assemblée nationale s’est montré inflexible quant à la tenue du vote. « Ces élections, personne ne peut les repousser. “Beug beuré, bagn beuré” (il y aura combat, qu’ils le veuillent ou pas) », a-t-il averti avec force.

Dans le sillage de la déclaration d’Ousmane Sonko

Cette prise de position d’El Malick Ndiaye survient seulement quelques heures après une déclaration similaire d’Ousmane Sonko, prononcée à Louga.

Le président de Pastef avait lui-même exhorté le chef de l’État à émettre un décret fixant la date des futures élections locales, soulignant que cette décision relève des prérogatives présidentielles. « Prendre un décret pour limoger Fadilou Keïta, Waly Diouf Bodiang et Cie, cela fait partie de ses attributions, et personne ne le conteste. De la même manière, il lui incombe de prendre un décret pour établir la date du scrutin. Ce ne sont là que de simples décrets », avait précisé Sonko.

Les interventions combinées de ces deux figures politiques intensifient ainsi la pression sur le calendrier électoral, tandis que l’incertitude autour de la date des prochaines élections locales continue de susciter de vives interrogations au sein de la sphère politique sénégalaise.

Par Ibrahim Yacouba — Reporter

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