Justice internationale : la RDC exige des sanctions pour les crimes de guerre

justice internationale : la RDC exige des sanctions pour les crimes de guerre

Lors de sa visite à New York pour assurer la présidence tournante du Conseil de sécurité des Nations unies, la Première ministre de la République démocratique du Congo a plaidé pour une justice sans faille face aux exactions commises en période de conflit.

Judith Suminwa

14 juillet 2026

En pleine présidence tournante du Conseil de sécurité de l’ONU, la Première ministre congolaise Judith Suminwa a exposé les priorités de la République démocratique du Congo. Au cœur de ses interventions : la protection des populations civiles, la lutte contre les violences sexuelles comme arme de guerre et l’exigence d’une justice internationale exemplaire pour les victimes de conflits.

Démocratie et manifestations : un équilibre à préserver

Interpellée sur les tensions internes liées à la révision constitutionnelle, Judith Suminwa a rappelé que la RDC reste attachée aux principes démocratiques. « Notre pays est une démocratie », a-t-elle déclaré, tout en insistant sur la nécessité de respecter le cadre légal lors des mobilisations. Pour elle, la liberté de manifester est un droit fondamental, à condition de s’exercer dans le strict respect des lois en vigueur.

La cheffe du gouvernement a souligné que le patriotisme et la cohésion nationale passent par l’adhésion aux règles communes, garantissant ainsi un climat de stabilité pour tous les citoyens.

Protection des civils : une urgence humanitaire

À New York, la RDC a voulu recentrer les débats internationaux sur la protection des civils, une priorité dans un contexte mondial marqué par des crises humanitaires persistantes. Judith Suminwa a insisté sur l’urgence d’agir concrètement pour les populations les plus vulnérables : femmes, enfants et survivants de violences.

Pour elle, les résolutions adoptées doivent se traduire par des actions tangibles sur le terrain, afin de protéger efficacement ceux qui subissent les conséquences des conflits.

Violences sexuelles : une stratégie de guerre à combattre

La Première ministre a dénoncé avec fermeté l’utilisation des violences sexuelles comme stratégie de guerre, un fléau largement documenté dans les rapports internationaux. Elle a appelé le Conseil de sécurité à intégrer cette problématique de manière systématique dans les processus de paix.

Judith Suminwa a plaidé pour des mesures concrètes : inclusion de cette question dans les négociations de cessez-le-feu, protection renforcée des victimes et reconnaissance de leurs droits. « Aucun crime ne doit rester impuni », a-t-elle martelé, exigeant une justice à la fois rapide et efficace.

Riposte contre Ebola : mobilisation et défis financiers

Hors des enjeux sécuritaires, la Première ministre a abordé la lutte contre l’épidémie d’Ebola. Elle a salué l’engagement international, avec près d’un milliard de dollars promis par les partenaires, tout en pointant du doigt les retards dans les décaissements.

La RDC, de son côté, a alloué 50 millions de dollars pour contrer la propagation du virus, avec un accent mis sur la recherche et les soins. Judith Suminwa a rappelé que la gestion de cette crise sanitaire doit aussi prendre en compte ses répercussions sociales et économiques, afin d’éviter une détérioration supplémentaire des conditions de vie des populations.