Inspection renforcée de l’IGF dans le secteur minier en 2026
Une opération d’envergure mobilise actuellement 118 inspecteurs des finances au sein de près de 200 entités publiques et privées. Lancée au début du mois de juin 2026, cette deuxième phase de missions de contrôle s’intéresse en priorité au secteur minier, un pilier économique dont les revenus doivent être audités avec la plus grande rigueur sur l’ensemble du territoire national.
Si les vérifications portent aussi sur les salaires des agents de l’État, les recettes fiscales et douanières ainsi que le patrimoine public, l’accent est mis sans équivoque sur l’analyse des flux financiers issus de l’exploitation minière. Cette initiative s’inscrit dans le cadre des orientations adoptées lors de la 87ᵉ session du Conseil des ministres, reflétant la volonté gouvernementale de renforcer la transparence et l’efficacité dans la mobilisation des ressources publiques.
Un secteur stratégique sous haute surveillance
Le secteur minier représente une part majeure des recettes de la République démocratique du Congo. Pourtant, les autorités estiment essentiel d’obtenir une vision claire et détaillée de l’ensemble de la chaîne de production, depuis l’extraction jusqu’à la déclaration et la traçabilité des revenus. L’objectif ? Évaluer les mécanismes de perception des recettes, identifier d’éventuelles lacunes dans leur gestion et formuler des propositions concrètes pour optimiser leur rendement au profit du Trésor public.
Cette campagne d’audit s’ajoute à la première vague de contrôles menée en début d’année. Comme l’a souligné l’Inspecteur Général des Finances adjoint, Emmanuel Tshibingu, « les missions de contrôle s’enchaînent pour l’exercice 2026. Outre l’audit des revenus miniers, des équipes seront déployées sur les postes douaniers et fiscaux stratégiques afin de renforcer la collecte des recettes. »*
Des consignes claires pour des contrôles intègres
Avant le départ des inspecteurs sur le terrain, Christophe Bitasimwa Bahii, Inspecteur Général des Finances, a rappelé avec fermeté les impératifs éthiques et l’indépendance qui doivent guider leurs actions. « En tant que hauts fonctionnaires, votre mission est au service exclusif de l’État. Aucun compromis n’est acceptable. Travaillez sans crainte ni influence, avec impartialité et objectivité. Vos rapports doivent refléter une analyse rigoureuse et des conclusions équitables, car ils constituent un outil clé pour éclairer les décisions publiques », a-t-il insisté.
Il a également exhorté les équipes à soigner la qualité des investigations, la pertinence des analyses et la précision des rapports, ces derniers jouant un rôle central dans l’aide à la décision des autorités.
Un engagement pour une meilleure gouvernance économique
Cette nouvelle vague de contrôles confirme le rôle de vigie de l’Inspection Générale des Finances. Elle s’inscrit dans une dynamique plus large visant à accompagner le Gouvernement dans l’amélioration de la gouvernance du secteur minier, considéré comme un levier essentiel pour le développement économique du pays.
