Libreville — Alors que la préservation des écosystèmes s’impose comme un pilier des politiques mondiales, le Gabon relève un défi ambitieux en engageant ses treize parcs nationaux dans la certification FSC.
Ce projet, piloté par l’Agence Nationale des Parcs Nationaux (ANPN), ne se limite pas à une simple démarche technique. Il incarne une vision stratégique : transformer les aires protégées gabonaises en un modèle de référence pour la conservation, alliant rigueur écologique et développement durable.
Les enjeux sont multiples : renforcer la crédibilité internationale du pays, attirer des financements verts et positionner le Gabon comme un acteur clé de la lutte contre le changement climatique.
Une certification FSC pour une gouvernance irréprochable
L’ANPN a récemment organisé une réunion de cadrage avec les experts du Forest Stewardship Council (FSC) Afrique pour finaliser les modalités de la certification. L’objectif ? Aligner les pratiques gabonaises sur les standards internationaux les plus exigeants en matière de gestion durable, de transparence et d’implication des communautés locales.
La certification FSC, traditionnellement associée aux forêts productives, s’étend ici aux aires protégées. Une première en Afrique, qui souligne l’engagement du Gabon à placer la préservation de sa biodiversité au cœur de sa stratégie nationale.
Biodiversité et économie : un cercle vertueux
Avec près de 11 % de son territoire classé en parcs nationaux, le Gabon abrite une biodiversité exceptionnelle, incluant des espèces emblématiques comme les éléphants de forêt ou les gorilles. Mais au-delà de la protection, ces espaces génèrent des bénéfices concrets : séquestration du carbone, régulation climatique, protection des ressources en eau et développement de l’écotourisme.
La certification FSC ouvre la voie à de nouveaux mécanismes de financement, permettant au pays d’accéder à des fonds dédiés à la conservation tout en valorisant ses atouts naturels.
Un modèle à suivre pour l’Afrique
En s’engageant dans cette démarche, le Gabon ne se contente pas d’améliorer la gestion de ses parcs. Il se positionne comme un leader continental, en phase avec les objectifs internationaux de protection de la biodiversité et de transition écologique.
Ce projet s’inscrit dans une logique plus large : celle d’une diplomatie environnementale où la conservation devient un levier de développement, d’influence et de coopération internationale.