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Gabon : les fonctionnaires fantômes chassés, 11 milliards fcfa libérés pour les gabonais
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Le gouvernement gabonais frappe fort contre le gaspillage des deniers publics. Plus de 1 470 agents de l’État, officiellement absents de leur poste, viennent d’être exclus des listes salariales. Cette purge, initiée par les autorités de transition, permet déjà d’économiser 11 milliards de francs CFA chaque année. Un soulagement pour les citoyens, dont les impôts financeront désormais des infrastructures essentielles.

Une opération comptable sans précédent pour assainir l’administration gabonaise

L’audit biométrique lancé par les nouvelles autorités a révélé une réalité troublante : des milliers de fonctionnaires percevaient un salaire sans jamais se rendre à leur travail. Certains cumulaient même un emploi dans le privé, tandis que d’autres avaient tout simplement disparu des radars. Résultat, des milliards de francs CFA partaient chaque mois en pure perte.

En procédant au limogeage de 1 473 de ces « fantômes administratifs », l’État gabonais ne se contente pas de combler les coffres. Il redonne aussi une seconde chance à une fonction publique, trop souvent pointée du doigt pour son inefficacité et son opacité.

Un trésor public rendu à la population : projets sociaux en ligne de mire

Avec 11 milliards de francs CFA économisés annuellement, soit l’équivalent de 16,7 millions d’euros, les promesses sont nombreuses. Priorité aux secteurs les plus critiques : rénovation des hôpitaux publics, construction d’écoles dans les zones reculées, ou encore embauche massive d’enseignants et de soignants qualifiés.

Des premières tranches de travaux sont déjà engagées, notamment dans les régions les plus défavorisées. L’objectif ? Rétablir la confiance dans les services publics en garantissant des prestations à la hauteur des besoins des Gabonais.

Des syndicats vigilants, l’État sur ses gardes

Si la mesure est globalement bien accueillie, certains syndicats restent prudents. Ils craignent que des erreurs administratives n’aient conduit à évincer des agents réguliers. Le ministère de la Fonction publique a rassuré : tous les cas litigieux feront l’objet d’une révision minutieuse avant toute décision définitive.

Parallèlement, l’État rappelle que les fonctionnaires reconnus coupables de fraude seront tenus de rembourser intégralement les sommes indûment perçues. Une fermeté justifiée par le contexte économique difficile que traverse le pays.

Vers une fonction publique plus transparente et efficace

Cette opération marque un tournant dans la gestion des ressources humaines du Gabon. Au-delà du chiffre spectaculaire des 1 473 exclus, c’est toute l’approche de l’administration qui est repensée. Les prochaines étapes ? Moderniser les outils de contrôle, renforcer la traçabilité des paiements, et instaurer une culture de redevabilité parmi les agents publics.

Les autorités insistent : cette chasse aux « fantômes » ne doit pas être une simple parenthèse. L’enjeu est de taille : prouver que chaque franc de l’impôt gabonais sera désormais utilisé au service du développement durable et de la justice sociale.