Faure gnassingbé plaide pour un partenariat eau-europe plus équilibré lors du sommet fii priority europe

Le Président Faure Gnassingbé présente une vision audacieuse pour transformer les relations Afrique-Europe

Depuis Lomé, la capitale togolese, une délégation conduite par le Président Faure Essozimna Gnassingbé participe activement au sommet FII PRIORITY Europe, un forum d’envergure internationale dédié aux enjeux majeurs du financement industriel, à la résilience des chaînes d’approvisionnement et aux mutations du marché du travail dans l’ère de l’intelligence artificielle.

À cette tribune de haut niveau, le chef de l’État togolais a défendu une refonte profonde des liens entre l’Afrique et l’Europe, fondée sur des intérêts stratégiques communs et des échanges économiques plus équitables. Une coopération recentrée sur l’investissement productif et la maîtrise des interdépendances structurelles entre les deux continents.

Repenser la coopération : du don à l’alliance stratégique

Dans son intervention, Faure Gnassingbé a mis en lumière l’évolution des défis mondiaux, caractérisés par des tensions géopolitiques croissantes et une compétition économique accrue, rendant caducs les modèles classiques d’aide ou de coopération traditionnelle.

Pour le Président togolais, l’heure est venue de dépasser les schémas désuets pour bâtir des relations gagnant-gagnant, fondées sur des partenariats innovants capables de répondre aux enjeux contemporains : souveraineté économique, autonomie énergétique et maîtrise technologique.

« L’objectif n’est plus de parler d’assistance ou de coopération au sens premier du terme, mais de concevoir une alliance stratégique où chaque partenaire trouve un avantage mutuel », a-t-il déclaré.

Autonomie stratégique : une interdépendance maîtrisée et sécurisée

Selon Faure Gnassingbé, l’autonomie stratégique ne doit pas être perçue comme une logique d’isolement, mais comme une organisation plus fine des échanges économiques, où chaque continent valorise ses atouts tout en réduisant ses vulnérabilités.

Les récents bouleversements mondiaux ont révélé l’importance cruciale des interdépendances, à condition qu’elles soient plus stables, transparentes et équilibrées. Pour lui, l’Afrique et l’Europe disposent de complémentarités naturelles idéales pour façonner un nouveau modèle de coopération.

« Les crises ont montré que la résilience passe par des partenariats plus sûrs et mieux structurés », a-t-il ajouté.

Un partenariat euro-africain conçu pour créer de la valeur partagée

Le chef de l’État togolais a souligné que l’Europe recherche des partenaires fiables pour sécuriser ses approvisionnements et renforcer sa compétitivité, tandis que l’Afrique a besoin de capitaux, de transferts technologiques et d’infrastructures pour accélérer sa transformation économique.

« Ces besoins ne sont pas antagonistes. Ils peuvent, au contraire, se renforcer mutuellement pour créer une dynamique de croissance inclusive », a-t-il affirmé avec conviction.

Pour Faure Gnassingbé, le futur partenariat doit être pensé comme une convergence d’intérêts stratégiques, où chaque continent contribue à la prospérité de l’autre.

Le Togo, un hub logistique et industriel en pleine expansion

En marge des discussions globales, le Président a rappelé l’ambition du Togo de s’imposer comme une plateforme logistique, industrielle et commerciale incontournable en Afrique de l’Ouest. Une stratégie axée sur quatre piliers essentiels :

  • Modernisation du port de Lomé : un projet d’envergure visant à renforcer les capacités d’accueil et d’exportation du pays.
  • Développement des corridors régionaux : pour fluidifier les échanges commerciaux entre les pays voisins.
  • Facilitation du commerce : simplification des procédures douanières et réduction des barrières administratives.
  • Digitalisation des processus : automatisation et transparence des démarches pour attirer les investisseurs.

Ces infrastructures ne profitent pas uniquement au Togo, mais contribuent également à renforcer la résilience économique de l’ensemble de la sous-région.

Vers une Afrique productrice et innovante

Faure Gnassingbé a réaffirmé la volonté du continent africain de sortir de son rôle traditionnel de fournisseur de matières premières pour embrasser une économie de production, de transformation et d’innovation.

« L’Afrique ne veut plus être seulement un réservoir de ressources, mais un espace où la valeur est créée localement, par et pour les Africains », a-t-il déclaré.

Une industrialisation accrue et une meilleure intégration régionale offriraient, selon lui, des opportunités inédites pour l’Europe et les investisseurs internationaux, en ouvrant de nouveaux marchés dynamiques et compétitifs.

Promouvoir le Togo sur la scène économique mondiale

La participation du Togo au sommet FII PRIORITY Europe s’inscrit dans une démarche proactive pour valoriser les atouts logistiques, industriels et financiers du pays auprès des décideurs économiques internationaux.

Pour Lomé, ce sommet représente une opportunité stratégique de séduire davantage d’investisseurs, de conclure des partenariats durables et de consolider sa position de hub économique en Afrique de l’Ouest.

Ce rassemblement a réuni des figures majeures du monde économique, dont Yasir ben Othman Al-Rumayyan, président du Conseil d’administration du Future Investment Initiative Institute, et Richard Attias, président du Comité exécutif de cette même institution, aux côtés de dirigeants politiques, d’investisseurs et de responsables de grandes institutions financières.