Expertise marocaine contre la corruption au Tchad lors d’une rencontre à Rabat
Le Maroc partage son modèle anti-corruption avec le Tchad
Lors d’une séance de travail organisée jeudi à Rabat, Hicham Balaoui, procureur général du Roi près la Cour de cassation et président du Ministère public, a rencontré Ousmane Abderamane Djougourou, inspecteur général de l’Autorité indépendante de lutte contre la corruption du Tchad. Cette visite s’inscrit dans une démarche d’échange d’expériences et de renforcement des capacités en matière de lutte contre la corruption.
Présentation du dispositif marocain de lutte anticorruption
Pendant cette rencontre, Hicham Balaoui a détaillé les principales composantes du système marocain de prévention et de répression des actes de corruption. Il a notamment mis en avant le cadre juridique solide ainsi que les institutions dédiées mises en place par le Royaume. La politique pénale menée par la Présidence du Ministère public a également été évoquée, soulignant l’engagement fort des autorités dans ce domaine.
Échanges sur les bonnes pratiques internationales
Les discussions ont porté sur les stratégies les plus efficaces en matière de lutte contre la corruption, en comparant les approches adoptées par différents pays. Ces échanges ont permis d’identifier des pistes d’amélioration pour renforcer les dispositifs nationaux, tant au Maroc qu’au Tchad.
Outils numériques et signalements sécurisés
La délégation tchadienne a pu découvrir plusieurs initiatives innovantes déployées par la Présidence du Ministère public. Parmi elles, la ligne téléphonique dédiée au signalement des faits de corruption et de concussion, ainsi que la plateforme en ligne e-TABLIGH. Ce dernier outil permet aux citoyens de dénoncer des actes présumés de corruption en toute sécurité, grâce à des technologies numériques avancées garantissant la confidentialité des signalements.