Crise politique au Sénégal : qui contrôle vraiment le pouvoir ?

Depuis l’accession de Bassirou Diomaye Faye à la présidence du Sénégal en mars 2024, porté par le parti Pastef (Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité), une dynamique inédite secoue les institutions. Le limogeage d’Ousmane Sonko de la Primature, suivi de son retour triomphal à l’Assemblée nationale et de son élection à sa tête, a instauré une configuration politique où le président et le leader du parti majoritaire se disputent désormais le contrôle des leviers du pouvoir.

Cette situation crée un face-à-face inédit : d’un côté, un président doté de prérogatives constitutionnelles étendues ; de l’autre, un opposant devenu président de l’institution parlementaire, soutenu par une majorité écrasante. L’équilibre des forces entre ces deux figures centrales du paysage politique sénégalais soulève des questions essentielles sur l’avenir des institutions.