Skip to content

Sahel Voice

Actualités et analyses francophones du Sahel, pour mieux comprendre les transformations de la région.

  • Accueil
  • Guides
  • Études de cas
  • Analyses
  • Opinions
  • Chronique
  • Basculer la recherche

Crise à l’est de la RDC : l’AFC/M23 accuse Kinshasa de bloquer la paix

Publié le 19 juin 202625 septembre 2026 ParZara Hassane

Dans un communiqué explosif rendu public ce 19 juin 2026 à Goma, l’Alliance des Forces de Changement (AFC) et le Mouvement du 23 mars (M23) ont vivement critiqué le silence complice des médiateurs internationaux et des partenaires de la République démocratique du Congo. Selon leur coordonnateur politique, Corneille Nangaa, ces acteurs ferment les yeux sur le sabotage systématique des initiatives de paix par les autorités de Kinshasa, notamment sous la présidence de Félix Tshisekedi.

Écoutez cet articleEnviron 5 min

Des déclarations jugées irresponsables et belliqueuses

L’AFC/M23 a réagi avec indignation aux propos tenus par Félix Tshisekedi lors d’un discours à Houston, aux États-Unis, devant une communauté congolaise. Le chef de l’État y a réaffirmé sa volonté de reprendre militairement les zones contrôlées par le mouvement, une position qualifiée d’irresponsable et de provocatrice par les rebelles. Pour Corneille Nangaa, ces déclarations minimisent les efforts de paix et aggravent les tensions dans une région déjà déchirée par des années de conflit.

Un silence international qualifié de complicité

Le coordonnateur politique de l’AFC/M23 a dénoncé avec force l’attitude des médiateurs et des partenaires internationaux, qu’il accuse de complicité passive face à la détérioration de la situation sécuritaire. Selon lui, ces acteurs disposent d’informations précises sur les crimes de guerre, les massacres de civils et les viols de cessez-le-feu perpétrés par l’armée congolaise. Pourtant, aucun mécanisme concret n’est mis en place pour sanctionner ces violations.

« Face à cette situation tragique, nous avons l’obligation morale de constater un silence assourdissant de la part des médiateurs et des partenaires au processus de paix. Ce silence frise la complicité, surtout quand on sait que la communauté internationale est parfaitement informée des bilans effroyables en vies humaines et des auteurs de ces crimes. »

Les Hauts-Plateaux de Minembwe : un foyer de tensions ignoré

L’AFC/M23 a particulièrement pointé du doigt la situation dans les Hauts-Plateaux de Minembwe, où la crise humanitaire s’aggrave chaque jour. Les rebelles accusent Kinshasa de saper délibérément les accords de paix, notamment ceux négociés à Doha et à Washington, en déployant des troupes supplémentaires et en refusant de libérer des prisonniers de guerre, pourtant promis comme mesure de confiance.

« Les populations de l’Est ne sont pas des citoyens de seconde zone. Leurs souffrances ne peuvent être traitées comme une tragédie périphérique, à plus de 2 000 kilomètres de Kinshasa. Chaque vie mérite la même protection, la même attention. »

Les observateurs notent que les engagements pris dans le cadre des pourparlers de paix restent lettre morte, tandis que les violences persistent. L’AFC/M23 a réitéré sa détermination à se défendre, tout en appelant la communauté internationale à agir concrètement pour éviter une escalade incontrôlable.

Contexte : des accords de paix au point mort

Depuis plusieurs années, l’Est de la RDC est en proie à des conflits récurrents impliquant l’AFC/M23, soutenu par le Rwanda, et les forces gouvernementales congolaise. Malgré les initiatives diplomatiques comme les accords de Washington ou le processus de Doha, aucun cessez-le-feu durable n’a été instauré. Les populations civiles paient un lourd tribut, avec des milliers de déplacés et des crimes de masse non élucidés.

Les appels au calme lancés par les organisations régionales et internationales peinent à être entendus. Les deux camps continuent d’interpréter les accords selon leurs propres intérêts, rendant toute avancée illusoire.

Les dirigeants de l’AFC/M23 en discussion avec la Monusco lors d’une réunion à Goma.

Réactions et perspectives

Face à cette impasse, des voix s’élèvent pour exiger un changement de paradigme. Certains analystes estiment que seule une pression internationale forte, incluant des sanctions ciblées, pourrait forcer les parties à respecter leurs engagements. D’autres plaident pour un repositionnement des médiateurs, afin de redonner une chance aux négociations.

Cependant, jusqu’à présent, les efforts diplomatiques peinent à traduire leur discours en actions concrètes. L’absence de résultats tangibles sur le terrain laisse craindre une poursuite des hostilités et une aggravation de la crise humanitaire.

Dans ce contexte, l’AFC/M23 maintient sa position : « Nous ne céderons pas à la pression militaire ni aux manipulations politiques. La paix exige des actes, pas des mots. »

Par Zara Hassane — Grand reporter

Flux de la rubrique :
ActualitésDernières actus
Actualités

Navigation

Previous Post: Crise dans l’est de la rdc : l’afc/m23 accuse la médiation de complicité avec Kinshasa
Next Post: Crise politique au Sénégal : qui contrôle vraiment le pouvoir ?

Archives

  • novembre 2026
  • octobre 2026
  • septembre 2026
  • août 2026
  • juillet 2026
  • juin 2026
  • mai 2026
  • avril 2026
  • mars 2026
  • février 2026
  • janvier 2026
  • décembre 2025
  • novembre 2025
  • octobre 2025
  • septembre 2025
  • août 2025
  • juillet 2025
  • juin 2025
  • mai 2025
  • avril 2025
  • mars 2025
  • février 2025
  • janvier 2025
  • novembre 2024
  • octobre 2024
  • septembre 2024
  • août 2024
  • juillet 2024
  • juin 2024
  • mai 2024
  • mars 2024
  • février 2024
  • octobre 2023
  • août 2023
  • mai 2023
  • avril 2023
  • mars 2023
  • janvier 2023
  • octobre 2022
  • septembre 2022
  • mai 2022
  • mars 2022
  • août 2021
  • juin 2021
  • mai 2021
  • octobre 2020
  • septembre 2020
  • juin 2020
  • novembre 2019
  • juillet 2018
  • décembre 2014

Catégories

  • A la Une
  • Actualités
  • AES
  • Analyses
  • Chronique
  • Culture
  • Économie
  • Épinglé
  • Études de cas
  • Guides
  • International
  • Lifestyle
  • Actualités
  • Opinions
  • Politique
  • Sécurité & Défense
  • Société
  • Sport

Articles récents

  • Choc psg-villarreal : luis enrique annonce la couleur avant le duel européen
  • Togo : la CEDEAO relance la pression sur Faure Gnassingbé face à la réforme constitutionnelle
  • Pacte traité entre or burkinabè et mercenaires russes : quelles retombées pour traoré ?
  • Niger et Libye : le protocole de Benghazi, une carte à jouer contre l’avancée algérienne ?
  • Orpailleurs burkinabè en Guinée : quand la fuite vers l’or se retourne contre eux

Commentaires récents

Aucun commentaire à afficher.

Copyright © 2026 Sahel Voice.

Propulsé par WordPress

Sahel Voice

Actualités et analyses francophones du Sahel, pour mieux comprendre les transformations de la région.

À propos Contact Politique de confidentialité Mentions légales

© 2026 Sahel Voice — Tous droits réservés.

https://sahelvoice.com