Côte d’Ivoire : le FIDD 2026 met le cap sur l’économie verte et la compétitivité

La mobilisation des capitaux écologiques, le marché du carbone et les leviers d’innovation s’annoncent au centre des discussions du Forum international du développement durable (FIDD) 2026. Les grandes lignes de cette rencontre ont été dévoilées à Cocody par le commissaire général de l’événement, Tra Bi Michael, lors du lancement officiel des préparatifs.

Un rassemblement stratégique pour repenser la croissance économique

Programmé pour se dérouler les 13 et 14 octobre 2026 au siège de la CGECI, dans le quartier du Plateau, le FIDD ambitionne de mobiliser plus de 3 000 acteurs économiques, institutionnels et spécialistes venus de divers horizons. Les travaux s’articuleront autour du thème fédérateur : « Développement Durable, Innovation et Compétitivité : transformer les modèles économiques pour une croissance responsable ».

L’initiative entend ériger la durabilité en un véritable moteur de création de richesse et d’efficacité entrepreneuriale. Les organisateurs ciblent notamment l’accès facilité aux fonds climatiques, le dynamisme de la finance responsable et l’émergence concrète du marché carbone, tout en renforçant les passerelles directes entre bailleurs de fonds et porteurs de projets locaux.

Finance verte, marché carbone et technologies durables au cœur des débats

Conçu comme un espace de concertation multipartite, l’événement rassemblera décideurs publics, investisseurs, dirigeants d’entreprises, experts et membres de la société civile. Plusieurs axes majeurs guideront les échanges techniques et stratégiques :

  • L’économie circulaire et les filières vertes ;
  • La responsabilité sociétale des entreprises (RSE) et les investissements écoresponsables ;
  • La régulation de l’empreinte carbone et les opportunités liées aux crédits carbone ;
  • La valorisation des compétences vertes et du capital humain ;
  • La digitalisation, l’intelligence artificielle et l’innovation technologique ;
  • L’agrobusiness écologique et durable.

Le programme combinera des panels de haut niveau, des masterclasses, des ateliers sectoriels, une zone d’exposition ainsi qu’un challenge dédié à l’innovation. En parallèle, des sessions B2B favoriseront les synergies commerciales et les partenariats financiers. Un espace de recrutement et de job dating sera également mis en place afin de connecter la jeunesse aux nouveaux débouchés professionnels de la transition écologique.

Défis environnementaux et dynamique sous-régionale

Les échanges ont mis en lumière l’urgence d’adapter les schémas productifs sans freiner la dynamique économique. Présent lors des échanges, le directeur de l’Économie verte et de la RSE au ministère de l’Environnement et de la Transition écologique a souligné la nécessité de moderniser les processus plutôt que de restreindre l’activité marchande.

Le fléau de l’orpaillage clandestin a constitué un exemple marquant des dérives à endiguer, ses répercussions économiques s’élevant à environ 46 milliards de FCFA de pertes annuelles, au-delà des désastres environnementaux et humains qu’il engendre.

Attirant des délégations issues de nations partenaires telles que le Mali, la Guinée, le Sénégal, le Burkina Faso, la Mauritanie et la Centrafrique, le FIDD 2026 entend raffermir l’intégration régionale autour de la transition écologique, afin de transformer les défis du développement durable en opportunités pérennes d’emploi et de prospérité sur le continent.