Skip to content

Sahel Voice

Actualités et analyses francophones du Sahel, pour mieux comprendre les transformations de la région.

  • Accueil
  • Guides
  • Études de cas
  • Analyses
  • Opinions
  • Chronique
  • Basculer la recherche

Blocage politique au Sénégal : Sonko contre les amendements de Faye sur les crédits spéciaux

Publié le 14 août 202625 septembre 2026 ParIbrahim Yacouba

Blocage politique au Sénégal : Ousmane Sonko rejette les amendements de Bassirou Diomaye Faye sur les crédits spéciaux

Blocage politique au Sénégal : Ousmane Sonko rejette les amendements de Bassirou Diomaye Faye sur les crédits spéciaux

La tension entre l’exécutif et le législatif au Sénégal s’intensifie avec l’examen des lois, transformant les débats parlementaires en véritables affrontements politiques et procéduraux.

Écoutez cet articleEnviron 5 min

Le bras de fer entre le président Bassirou Diomaye Faye et le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, prend une nouvelle dimension. Après les tensions autour de la déclaration de patrimoine, c’est désormais la proposition de loi sur l’encadrement des crédits spéciaux qui cristallise les désaccords. Le gouvernement, représenté hier par le ministre de la Justice Me Moussa Sarr, a tenté d’introduire six amendements majeurs, mais tous ont été balayés par les députés du parti Pastef. La guerre législative va-t-elle s’étendre jusqu’à l’utilisation de l’article 82 lors de la prochaine séance plénière ?

Les débats à l’Assemblée nationale s’enveniment. L’exécutif et le législatif s’affrontent désormais sur des questions de légistique, de procédures et de stratégies politiques. Hier, lors de la commission technique chargée d’examiner la proposition de loi déposée par Guy Marius Sagna, Mame Diarra Bèye et Alphonse Mané Sambou, la tension était palpable.

Un décret surprise place Me Moussa Sarr à la place de Cheikh Diba

Le gouvernement a joué une carte inattendue en envoyant Me Moussa Sarr, ministre de la Justice, plutôt que Cheikh Diba, ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, pourtant compétent pour ce dossier. Ce décret, signé le 7 août, a été perçu comme une provocation par les députés. La séance, présidée par Chérif Ahmed Dicko, a débuté vers 15h. Dès son intervention, Me Moussa Sarr a pointé des flous rédactionnels dans la proposition de loi et a soumis six amendements. Les députés de Pastef, surpris, ont demandé une suspension pour analyser ces propositions avant de les rejeter en bloc.

Tous les amendements gouvernementaux rejetés par les députés de Pastef

Contrairement à certaines rumeurs, les députés de Pastef ont cette fois-ci refusé catégoriquement tous les amendements proposés par Me Moussa Sarr. Seul l’amendement d’Alphonse Mané Sambou a été adopté, modifiant l’article 8 pour renforcer le contrôle parlementaire. Selon sa proposition, les crédits spéciaux doivent désormais faire l’objet d’un contrôle strict de la part de la Commission des Finances et du Contrôle budgétaire.

Parmi les amendements rejetés, celui concernant l’extension des crédits spéciaux à la présidence de l’Assemblée nationale et à la Primature a suscité le plus de débats. Initialement limité à la présidence de la République, l’amendement gouvernemental visait à élargir le champ des bénéficiaires, mais il a été rejeté sans appel. L’article 5, qui exclut les dépenses sociales, politiques et de fonctionnement courant des institutions, a également été contesté par l’exécutif, qui propose une définition plus large des crédits spéciaux.

Définition des crédits spéciaux : un désaccord persistant

La proposition de loi initiale restreignait les crédits spéciaux aux dépenses liées à la défense nationale, à la sécurité intérieure et extérieure, et aux activités de renseignement. Le gouvernement, lui, souhaite élargir leur utilisation à la préservation de l’ordre social, des valeurs africaines de solidarité et de cohésion, ainsi qu’à des situations d’urgence humanitaire ou de stabilité nationale.

Le dernier point de friction concerne le contrôle de ces crédits. Alors que le gouvernement propose un contrôle basé sur les lois et règlements en vigueur, l’Assemblée nationale insiste pour que la Commission des Finances et du Contrôle budgétaire joue un rôle central dans leur vérification.

Finalement, la proposition de loi des députés de Pastef a été adoptée à la majorité. Cependant, la partie n’est pas terminée : la séance plénière prévue la semaine prochaine s’annonce explosive. Le gouvernement devrait réitérer ses amendements, qui seront probablement rejetés une nouvelle fois par les députés. Me Moussa Sarr pourrait alors invoquer l’article 82, comme lors des précédents débats. Pourtant, Ousmane Sonko a clairement indiqué qu’il s’opposerait à cette manœuvre, sauf en cas de projet de loi. Une nouvelle saisine du Conseil constitutionnel semble donc inévitable.

Par Ibrahim Yacouba — Reporter

Flux de la rubrique :
PolitiqueDernières actus
Politique

Navigation

Previous Post: Air Sénégal et Carlyle trouvent un accord pour clore leur litige sur les avions
Next Post: Tchad : l’opposant Succès Masra bénéficie d’une grâce présidentielle

Archives

  • octobre 2026
  • septembre 2026
  • août 2026
  • juillet 2026
  • juin 2026
  • mai 2026
  • avril 2026
  • mars 2026
  • février 2026
  • janvier 2026
  • décembre 2025
  • novembre 2025
  • octobre 2025
  • septembre 2025
  • août 2025
  • juillet 2025
  • juin 2025
  • mai 2025
  • avril 2025
  • mars 2025
  • février 2025
  • janvier 2025
  • novembre 2024
  • octobre 2024
  • septembre 2024
  • août 2024
  • juillet 2024
  • juin 2024
  • mai 2024
  • mars 2024
  • février 2024
  • octobre 2023
  • août 2023
  • mai 2023
  • avril 2023
  • mars 2023
  • janvier 2023
  • octobre 2022
  • septembre 2022
  • mai 2022
  • mars 2022
  • août 2021
  • juin 2021
  • mai 2021
  • octobre 2020
  • septembre 2020
  • juin 2020
  • novembre 2019
  • juillet 2018
  • décembre 2014

Catégories

  • A la Une
  • Actualités
  • AES
  • Analyses
  • Carburant
  • Chronique
  • Culture
  • Épinglé
  • Études de cas
  • Guides
  • International
  • Lifestyle
  • Actualités
  • Opinions
  • Politique
  • Société

Articles récents

  • JOJ Dakar 2026 : le tournant décisif que le Sénégal s’apprête à négocier
  • Espagne : l’incendie d’un AVE Madrid-Barcelone force un tournant dans la gestion des évacuations
  • Rwanda : le virage décisif vers un Grand Prix de Formule 1 à Bugesera
  • RDC : l’entrée en scène du FRN de Joseph Kabila fait basculer la crise
  • Réinsertion des migrants de retour au Mali : le grand tournant des 121 millions FCFA

Commentaires récents

Aucun commentaire à afficher.

Copyright © 2026 Sahel Voice.

Propulsé par WordPress

Sahel Voice

Actualités et analyses francophones du Sahel, pour mieux comprendre les transformations de la région.

À propos Contact Politique de confidentialité Mentions légales

© 2026 Sahel Voice — Tous droits réservés.

https://sahelvoice.com