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Attaques au Burkina Faso : au moins 22 militaires et civils tués ce week

Publié le 7 juillet 202625 septembre 2026 ParZara Hassane

Attaques au Burkina Faso : au moins 22 militaires et civils tués ce week-end

Attaques au Burkina Faso : au moins 22 militaires et civils tués ce week-end

Les récentes offensives de groupes jihadistes au Burkina Faso ont fait au moins 22 victimes parmi les militaires et les Volontaires pour la défense de la patrie. La junte militaire, sous la direction du capitaine Ibrahim Traoré, intensifie ses opérations de riposte face à cette situation alarmante qui perdure depuis plusieurs années.

Écoutez cet articleEnviron 5 min

Au moins 22 militaires et supplétifs civils de l’armée ont été tués lors de nouvelles attaques de jihadistes présumés ce week-end dans le nord du Burkina Faso, selon des sources sécuritaires.

Dirigé par la junte militaire du capitaine Ibrahim Traoré, arrivé au pouvoir par un coup d’Etat en septembre 2022, le Burkina est confronté depuis une décennie aux offensives meurtrières de groupes jihadistes affiliés à Al-Qaïda et à l’État islamique sur de larges pans de son territoire.

« La base d’un des BIR (Bataillon d’intervention rapide), à Di, près de Dédougou, a été ciblée samedi matin par des jihadistes », a indiqué mardi à l’AFP une source sécuritaire.

« Malgré la vaillante riposte, on déplore au moins quatorze soldats tombés (tués, nldr) ainsi que sept VDP », les Volontaires pour la défense de la patrie, des supplétifs civils de l’armée, a-t-elle ajouté.

Ces derniers, recrutés par milliers, paient un lourd tribut dans la lutte antijihadiste.

Selon la même source, « une autre attaque a visé le détachement de Solhan (nord-est), faisant également plusieurs morts dont un officier ».

Elle rapporte une « vaste opération de riposte ».

Une autre source sécuritaire a confirmé ces deux attaques, déplorant de « lourdes pertes humaines et matérielles », sans plus de précisions.

Selon une source policière, une troisième attaque a visé dimanche un poste militaire à Séguénéga, localité située près de Kaya, dans le centre-nord.

« Dès samedi, la riposte et la traque menée en coordination avec la hiérarchie a permis de neutraliser plusieurs dizaines de terroristes et de récupérer divers équipements militaires et moyens logistiques », a souligné cette source.

Solhan avait connu l’une des attaques les plus meurtrières du pays en juin 2021, qui avait fait de 130 à 160 morts civils, selon les bilans.

Lundi, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM, affilié à Al-Qaïda) a revendiqué plusieurs attaques « contre des positions de l’armée burkinabè dans plusieurs villes » et « la mort de plusieurs soldats burkinabè ».

Rupture diplomatique

Le régime militaire, autoritaire, répressif et souverainiste, ne communique plus depuis plusieurs années le nombre de soldats tués lors des attaques. Il avance parfois les bilans de ses ripostes, que l’AFP ne peut pas vérifier de sources indépendantes.

La semaine dernière, l’État-major burkinabè a ainsi affirmé dans un communiqué avoir tué « plus de 400 terroristes » après des « attaques complexes et coordonnées contre nos positions dans les localités de Gayéri (région de la Sirba), Solhan et Sebba (région du Liptako) ».

Il a mis ces attaques en lien avec la rupture de ses relations diplomatiques avec la France, qu’il a annoncée fin juin unilatéralement, l’accusant une nouvelle fois de « soutien » aux jihadistes et de « nourrir le discours tronqué sur la situation sécuritaire » du pays.

Après des années de tensions, Ouagadougou a rompu ses liens diplomatiques avec Paris en dénonçant un « activisme incessant » de la France contre ses intérêts.

L’Hexagone a réagi en disant « regretter » la décision « hostile et sans fondement » du pouvoir militaire, avant d’annoncer avoir retiré tous ses diplomates du Burkina, et d’exiger le départ du personnel diplomatique burkinabè de France au plus tard le 6 juillet au soir.

Ouagadougou n’a pas communiqué publiquement sur le départ de son personnel diplomatique de France.

Peu après son arrivée au pouvoir, la junte a exigé le rappel de l’ambassadeur de France à Ouagadougou, Luc Hallade, et le départ de l’armée française, longtemps engagée dans la lutte antijihadiste.

Elle s’est tournée vers de nouveaux partenaires, dont la Russie, et a formé la confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES) avec le Mali et le Niger voisin.

Niamey a par ailleurs annoncé tenir une réunion mercredi avec les ministres des Affaires étrangères de ces quatre pays.

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Par Zara Hassane — Grand reporter

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