Accord Algérie-Tchad pour booster les infrastructures transsahariennes

Un nouvel élan est donné à la coopération entre l’Algérie et le Tchad avec la signature, jeudi à N’Djamena, d’un accord visant à accélérer la mise en œuvre de projets communs dans les secteurs des travaux publics et des infrastructures.

Cette initiative s’inscrit dans la continuité des engagements pris lors d’un protocole signé en avril 2024, marquant une volonté conjointe de concrétiser rapidement des partenariats stratégiques. Selon les responsables des deux pays, ces mesures faciliteront l’avancement des chantiers en cours.

Développement de la route transsaharienne : un projet phare au cœur des discussions

La rencontre de N’Djamena, qui s’est tenue en présence des plus hauts responsables algériens et tchadiens, a notamment permis de poser les bases d’une étude de faisabilité pour le tronçon tchadien de la future route transsaharienne. Ce corridor routier, considéré comme un axe majeur de connectivité entre l’Afrique du Nord et l’Afrique subsaharienne, figure parmi les priorités des deux gouvernements.

Du côté algérien, la délégation, conduite par le ministre des Travaux publics et des Infrastructures de base, Abdelkader Djellaoui, a échangé avec ses homologues tchadiens, dont le ministre des Infrastructures, du Désenclavement et de l’Entretien routier, Amir Idriss Kourda. La réunion a également réuni des acteurs clés comme le directeur général de l’Agence algérienne de coopération internationale pour la solidarité et le développement, ainsi que des représentants des entreprises Cosider et SNTP.

Pour sa part, le Tchad a mobilisé sa ministre déléguée chargée des Infrastructures et ses équipes techniques afin d’évaluer les avancées réalisées depuis la signature des premiers accords. Ces derniers ont déjà permis des échanges techniques fructueux et le lancement des premières étapes préparatoires pour ce projet d’envergure.

Les autorités tchadiennes ont salué « une dynamique positive » dans l’exécution des engagements, soulignant que les visites mutuelles et les concertations régulières ont permis de concrétiser rapidement certains aspects des accords.