Violences de Boko haram dans l’extrême-nord : huit morts et un village dévasté au Cameroun

L’Extrême-Nord du Cameroun frappé par une attaque meurtrière de Boko Haram : huit victimes recensées

La nuit du vendredi 13 au samedi 14 décembre a été marquée par une tragédie dans le département du Mayo-Sava, en région camerounaise de l’Extrême-Nord. Vers 23 heures, des combattants de Boko Haram ont lancé une offensive surprise dans le village de Kangaleri, semant la terreur et la destruction. Sur place, six personnes ont été tuées immédiatement, tandis que trois autres, grièvement blessées, ont été évacuées vers les centres médicaux voisins. Deux des blessés sont décédés peu après, portant le bilan définitif à huit morts. Une huitième victime, toujours hospitalisée samedi, luttait encore contre ses blessures.

Les assaillants, agissant avec une précision redoutable, ont profité de l’obscurité pour frapper avant de disparaître dans la nature. Les détails concernant les circonstances exactes de l’attaque et le profil des victimes restent à ce jour inconnus, tout comme les motivations précises des terroristes.



Deuxième attaque simultanée à Tourou : pillages et destructions

Dans la même nuit noire, une seconde incursion attribuée aux jihadistes de Boko Haram a été signalée à Tourou, dans l’arrondissement de Mokolo, à quelques kilomètres seulement de la frontière nigériane. Les assaillants, après avoir semé la panique parmi la population locale, ont emporté du bétail et des biens de première nécessité. Un marché situé à proximité du centre-ville a également été vandalisé, laissant derrière lui un paysage de désolation. Pour l’heure, aucun bilan humain n’a été communiqué concernant cette seconde attaque.

Une région sous haute tension malgré les efforts militaires

L’Extrême-Nord du Cameroun, frontalière avec le Nigeria, subit régulièrement les assauts de Boko Haram et de ses factions dissidentes. Malgré les opérations de sécurisation menées par l’armée camerounaise et ses alliés au sein de la Force multinationale mixte (FMM) dans le bassin du lac Tchad, la menace persiste. Les habitants de ces zones frontalières vivent dans un climat de peur permanent, entre attaques imprévisibles et déplacements forcés.

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