Violences à nantes : un responsable de supporters dénonce les excès du dernier match
L’interruption brutale du match de Ligue 1 entre le FC Nantes et Toulouse, dimanche 17 mai, a laissé un goût amer à tous les amateurs de football. Entre envahissements de terrain, lancers d’objets et fumigènes, les incidents ont forcé les autorités à stopper définitivement la rencontre. Roland Menu, président du club de supporters Allez Nantes Canaris, s’exprime sans détour sur ces actes qui, selon lui, trahissent l’esprit sportif.
des comportements indignes du football
Les images du match sont sans appel : envahissement du terrain, objets lancés sur les joueurs, utilisation de fumigènes. Autant de gestes qui, pour Roland Menu, n’ont rien à voir avec l’encouragement d’une équipe. « Une honte, des lâches ! », s’indigne-t-il. Après 60 ans de soutien inconditionnel au FC Nantes, il ne reconnaît plus ces comportements qui, selon lui, salissent l’image du club et du football en général.
Les déclarations du président du club de supporters reflètent une colère partagée par de nombreux membres de la communauté nantaise. « Ce n’est pas ça, le supporterisme, explique-t-il. Un vrai supporter encourage son équipe, dans les bons comme dans les mauvais moments, mais jamais il ne franchit la ligne rouge de la violence. »
des conséquences lourdes pour le FC Nantes
Les sanctions promises par la Ligue de Football Professionnel (LFP) pourraient être sévères. Roland Menu craint notamment des matchs à huis clos pour la saison prochaine, une perspective qui attriste les fans. « Deux ou trois matchs sans supporters, c’est autant de moments volés à notre équipe. Et pire encore, un retrait de points pourrait handicaper le club dès le début de saison », déplore-t-il.
Les réactions ne se limitent pas aux tribunes. Vahid Halilhodžić, entraîneur du FC Nantes, a lui aussi exprimé son mécontentement, qualifiant les incidents de « lâches ». Une prise de position qui trouve un écho particulier, alors que ce match était son dernier avec l’équipe.
le supporterisme en question
Roland Menu distingue clairement les vrais supporters des individus qui ont perturbé le match. Pour lui, la Brigade Loire, souvent associée à l’ambiance dans les stades, n’est pas responsable de ces débordements. « Ce sont des groupes de personnes, pas un club de supporters. Leur rôle est d’animer les tribunes, pas de semer le chaos », précise-t-il.
Face à cette situation, le président des Allez Nantes Canaris reste optimiste. Malgré les sanctions et les conséquences du match, il promet de continuer à soutenir le FC Nantes, même en Ligue 2. « Ce qui compte, c’est le club. Nous avons connu des hauts et des bas, mais notre passion reste intacte. »
Les prochaines décisions de la LFP, attendues pour le 27 mai, pourraient redéfinir l’avenir du FC Nantes. Une chose est sûre : les vrais supporters, comme Roland Menu, espèrent que le club saura tirer les leçons de ces événements pour préserver l’essence même du football.