Tchad : trois compagnies aériennes Égyptiennes autorisées à desservir N’Djamena

Lors de la quatrième session de la Commission mixte de coopération, organisée début juillet, les autorités tchadiennes et égyptiennes ont officialisé un accord historique. Un mémorandum d’entente a été signé entre les ministères des Transports des deux pays, permettant à trois compagnies aériennes égyptiennes de desservir la capitale tchadienne, N’Djamena. Parmi ces opérateurs, deux se concentreront sur le transport de passagers, tandis qu’un troisième se spécialisera dans le fret. Bien que les noms exacts des compagnies n’aient pas été divulgués, cette initiative s’inscrit dans une volonté commune de dynamiser les échanges et de renforcer les liens économiques.

Une ouverture stratégique pour le transport aérien tchadien

Cette décision intervient à un moment clé pour le secteur aérien du Tchad, qui connaît une transformation majeure depuis le départ d’Air France en 2025. L’accord vise notamment à réduire les coûts des billets et à optimiser l’accueil des voyageurs transitant par Le Caire. Bien que l’identité des compagnies reste confidentielle, cette opportunité pourrait favoriser l’arrivée d’EgyptAir, la compagnie nationale égyptienne, pour établir une nouvelle liaison avec N’Djamena. Une aubaine pour la diaspora tchadienne étudiante en Afrique du Nord, qui bénéficiera de meilleures options de voyage.

Cette diversification des partenariats aériens permettra à la capitale tchadienne de consolider sa connectivité internationale, tout en offrant une alternative aux compagnies traditionnelles.

Un levier pour dynamiser les échanges commerciaux bilatéraux

Sur le plan économique, l’introduction d’une ligne de fret aérien ouvre des perspectives pour les échanges commerciaux entre les deux nations. Selon les dernières données de l’Institut national de la statistique et des études économiques et démographiques (Inseed), l’Égypte ne figure pas encore parmi les principaux partenaires commerciaux du Tchad. Pourtant, cette initiative pourrait s’aligner sur les ambitions du pays, qui cherche à attirer des investissements dans le secteur minier pour diversifier son économie, actuellement dépendante des hydrocarbures. Les futures capacités de fret pourraient ainsi servir de pont logistique pour d’éventuels accords dans l’extraction de ressources naturelles.

Un ancrage renforcé dans l’espace Cemac

Au niveau sous-régional, cet accord renforce la présence des transporteurs nord-africains en Afrique centrale. L’arrivée prochaine de compagnies comme EgyptAir à N’Djamena contribuera à densifier le réseau aérien en zone Cemac, où la compagnie dessert déjà d’autres destinations clés, comme le Cameroun.