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Stratégie énergétique du Cameroun : Sonara tourne la page du projet Parras 24

Publié le 16 juillet 202625 septembre 2026 ParIbrahim Yacouba
Vue des installations de la Sonara à Limbé, au Cameroun.

La Société nationale de raffinage (Sonara) au Cameroun opère un virage stratégique majeur en abandonnant le projet Parras 24 au profit d’un partenariat public renforcé. Cette décision marque un tournant dans la politique énergétique du pays, avec des répercussions directes sur l’industrie nationale.

Écoutez cet articleEnviron 4 min

Pourquoi la Sonara abandonne le projet Parras 24 ?

Plusieurs facteurs expliquent ce changement de cap. D’abord, les contraintes financières ont joué un rôle clé dans cette réorientation. Les coûts élevés liés à la mise en œuvre de Parras 24, couplés aux incertitudes économiques, ont poussé les autorités à privilégier une approche plus durable et moins risquée.

Ensuite, la volonté de renforcer la souveraineté énergétique du Cameroun a motivé cette transition. En optant pour un partenariat public, la Sonara cherche à mieux maîtriser sa production et à garantir une stabilité à long terme pour le secteur pétrolier national.

Enfin, les défis logistiques et technologiques associés à Parras 24 ont confirmé la nécessité de revoir la stratégie. Les retards accumulés et les difficultés techniques ont incité les décideurs à explorer des alternatives plus viables.

Quels sont les avantages du partenariat public ?

  • Une meilleure maîtrise des coûts : En collaborant avec des acteurs publics, la Sonara réduit les dépenses liées aux investissements et aux opérations, tout en bénéficiant d’un soutien financier stable.
  • Un accès facilité aux ressources : Les partenariats publics offrent souvent des avantages en termes d’accès aux matières premières et aux infrastructures, essentiels pour le raffinage.
  • Une stabilité accrue : Les projets portés par l’État bénéficient généralement d’une meilleure visibilité et d’un cadre réglementaire plus prévisible, limitant les risques pour les investisseurs.

Quelles conséquences pour l’industrie pétrolière camerounaise ?

Ce revirement stratégique devrait avoir un impact significatif sur le secteur. D’un côté, la Sonara renforce sa position en tant qu’acteur central du raffinage au Cameroun, consolidant ainsi son rôle dans l’économie nationale. De l’autre, les acteurs privés pourraient être moins impliqués, ce qui pourrait réduire la concurrence et les innovations dans le domaine.

Cependant, cette décision pourrait aussi stimuler les investissements dans d’autres segments du secteur énergétique, notamment les énergies renouvelables, où le Cameroun cherche à diversifier ses sources de production.

Un projet mis de côté, mais pas abandonné définitivement

Bien que Parras 24 soit actuellement écarté, les autorités camerounaises n’excluent pas de le relancer à l’avenir. Une réévaluation des conditions économiques et techniques pourrait permettre de réenvisager ce projet dans quelques années, une fois les défis actuels surmontés.

Réactions des acteurs du secteur

Les professionnels du secteur pétrolier camerounais ont réagi avec prudence à cette annonce. Certains saluent la recherche d’une solution plus réaliste, tandis que d’autres expriment des inquiétudes quant à l’impact sur les emplois et les investissements privés.

En conclusion, le choix de la Sonara de privilégier un partenariat public plutôt que Parras 24 reflète une volonté de stabilité et de souveraineté. Cette décision, bien que risquée à court terme, pourrait positionner le Cameroun comme un acteur clé dans le raffinage en Afrique centrale.

Par Ibrahim Yacouba — Reporter

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