Sénégal : le président Faye destitue son Premier ministre à l’issue d’une crise politique
Une onde de choc traverse le paysage politique sénégalais. Le président Bassirou Diomaye Faye a décidé de mettre fin aux fonctions de son Premier ministre, Ousmane Sonko, par décret officiel publié ce vendredi 22 mai. Cette décision brutale survient après des mois de tensions persistantes et de divergences ouvertes au sommet de l’État, dans un contexte où la stabilité institutionnelle était déjà fragilisée.
Quelques heures avant cette annonce, Ousmane Sonko s’était exprimé devant le Parlement, affichant publiquement son désaccord avec le chef de l’État. Le Premier ministre sortant avait alors assumé une posture « qui prend des décisions sans permission », revendiquant une autonomie qui a visiblement été jugée incompatible avec la ligne présidentielle. Cette crise politique, marquée par des lutes d’influence internes et des tensions larvées, trouve ainsi un épilogue brutal.
Ousmane Sonko, figure emblématique de la jeunesse sénégalaise, n’avait pu se présenter à l’élection présidentielle de 2024 en raison d’une inéligibilité. Il avait alors désigné Bassirou Diomaye Faye pour le représenter, jouant un rôle clé dans sa victoire électorale. Son exclusion du gouvernement marque un tournant dans l’histoire politique récente du pays.
Aux États-Unis, une réforme majeure vient bouleverser les procédures d’immigration. L’administration en place a annoncé que les candidats à la carte verte devront désormais « effectuer leur demande depuis leur pays d’origine », une mesure qui « complique considérablement » le processus pour des milliers de personnes en situation régulière.
Jusqu’à présent, les détenteurs de visas temporaires pouvaient entamer les démarches de résidence permanente directement depuis les États-Unis, via un « ajustement de statut ». Cette possibilité leur permettait de rester sur le territoire pendant l’examen de leur dossier. Avec la nouvelle directive de l’United States Citizenship and Immigration Services (USICS), cette option est désormais caduque. Des milliers d’immigrés légaux, dont des conjoints de citoyens américains, devront quitter leur foyer, leur emploi et leur famille pendant plusieurs semaines, voire mois, pour obtenir leur carte verte. Une décision qualifiée d’« absurde et cruelle » par l’élu démocrate Chuy García sur la plateforme X.
Une annonce surprise secoue le monde du renseignement américain. Tulsi Gabbard, cheffe de la Direction nationale du Renseignement (DNI), a choisi de démissionner de ses fonctions, « pour soutenir son mari atteint d’un cancer rare des os ». Son départ, effectif le 30 juin, mettra fin à une période « mouvementée » à la tête des 18 agences de renseignement du pays.
Pendant son mandat, Tulsi Gabbard, connue pour ses positions « modérées en politique étrangère », a été « largement écartée » des dossiers sensibles par la Maison-Blanche. Plusieurs opérations militaires clés, notamment en Iran et au Venezuela, lui ont été dissimulées, selon les observateurs.
L’Union européenne et le Mexique ont scellé un renforcement de leur partenariat commercial, en vigueur depuis 2000. Cette révision de l’accord prévoit notamment « la suppression des droits de douane sur la quasi-totalité des exportations alimentaires mexicaines vers l’Europe », ainsi qu’un « approfondissement de la coopération » dans des domaines stratégiques.
Parmi les axes prioritaires figurent la sécurité, la migration, les énergies propres et le commerce numérique. Dans un contexte mondial marqué par la montée des « mesures protectionnistes », Bruxelles et Mexico envoient un « signal fort » en réaffirmant leur engagement envers le libre-échange, a souligné la Commission européenne.
Un nouveau cas d’hantavirus a été confirmé ce vendredi parmi les membres d’équipage du navire de croisière MV Hondius. L’infection concerne un employé qui avait débarqué à Tenerife avant d’être rapatrié aux Pays-Bas, portant le total des cas à douze. Aucun nouveau décès n’a été enregistré depuis le 2 mai, date à laquelle l’épidémie avait été signalée pour la première fois à l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), selon son directeur général, Tedros Adhanom Ghebreyesus.