Réponse du ministre Moussa Bala Fofana aux critiques d’Ousmane Sonko au sein du Pastef

Réaction du ministre Moussa Bala Fofana face aux tensions au sein du PASTEF

Réaction du ministre Moussa Bala Fofana face aux tensions au sein du PASTEF

Dans un contexte politique marqué par des remous au sein du PASTEF, le ministre Moussa Bala Fofana a pris la parole pour clarifier sa position face aux récentes déclarations du président du parti, Ousmane Sonko. Il réaffirme avec fermeté son attachement au président Bassirou Diomaye Faye et défend l’importance de la stabilité institutionnelle malgré les divergences internes.

Contexte et positionnement du ministre Moussa Bala Fofana

La prise de parole de Moussa Bala Fofana intervient alors que des débats agitent l’espace politique sénégalais autour de la loyauté des membres du gouvernement reconduits dans leurs fonctions. Le ministre, en charge de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des territoires, s’exprime pour mettre un terme aux spéculations concernant son alignement politique.

Dans son allocution, il met en avant deux piliers fondamentaux : la continuité de l’État et la reconnaissance envers le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye. Bien qu’il n’ait pas eu l’opportunité de travailler avec ce dernier avant son accession au pouvoir, il souligne avoir découvert un cadre de travail axé sur l’efficacité et la mise en œuvre des programmes publics. Son engagement s’inscrit donc dans une logique de service public, au-delà des considérations partisanes.

Collaboration passée avec Ousmane Sonko et fidélité actuelle

Moussa Bala Fofana évoque également sa collaboration avec Ousmane Sonko, aujourd’hui président de l’Assemblée nationale, qu’il présente comme une figure majeure du projet politique initial du PASTEF. Malgré les tensions actuelles, il insiste sur la solidité des relations personnelles et politiques tissées au fil des années, tout en reconnaissant les divergences d’interprétation des orientations du parti.

Face aux critiques formulées par Ousmane Sonko concernant certains membres de l’exécutif, le ministre rejette toute idée de rupture ou de désobéissance partisane. Il déclare avec assurance : « j’ai agi en toute liberté et à titre personnel ». Sa décision de rester au gouvernement, précise-t-il, n’a été dictée ni par des ambitions individuelles ni par une volonté de défiance, mais par une interprétation personnelle de ses obligations envers le pays.

Priorité à l’intérêt général et gestion des tensions internes

Le ministre défend un arbitrage entre discipline partisane et responsabilité nationale. Il explique avoir privilégié ce qu’il considère comme la cohérence avec les engagements pris devant les citoyens lors de la campagne électorale de 2024. Pour lui, ce choix s’impose comme une évidence : « entre une logique partisane et mon devoir envers la Nation, j’ai choisi de poursuivre la mission qui m’avait été confiée ». Cette posture, affirme-t-il, s’inscrit dans une démarche de service public où l’intérêt général prime sur les enjeux politiques immédiats.

Moussa Bala Fofana assume pleinement les conséquences de son positionnement, consciente des critiques et incompréhensions qu’il peut susciter au sein de son ancien parti. Il rejette toute recherche de popularité éphémère au profit d’une vision à long terme, centrée sur la continuité administrative et la réalisation des politiques publiques. Son objectif ? Contribuer à la stabilité du pays, dans un esprit de loyauté envers ce qu’il nomme sa « conscience et le service public ».

Vision globale et appel à l’unité nationale

En conclusion, le ministre élargit sa réflexion en rappelant que les défis du Sénégal transcendent les clivages partisans. Il affirme avec conviction que « le Sénégal est plus grand que chacun d’entre nous », insistant sur l’idée que la construction nationale doit primer sur les rivalités politiques. Cette prise de position reflète une volonté de placer l’unité et la prospérité du pays au cœur des priorités, au-delà des querelles internes.