RDC : Faure Gnassingbé intensifie sa médiation pour la paix dans l’Est

Le président du Conseil des ministres du Togo, Faure Gnassingbé, en sa qualité de Médiateur de l’Union africaine pour la crise dans l’Est de la République Démocratique du Congo et la région des Grands Lacs, a dirigé lundi à Lomé une réunion de haut niveau consacrée au bilan semestriel des actions de la médiation africaine.

Cette rencontre stratégique a rassemblé les facilitateurs de l’UA, des représentants d’organisations internationales comme l’ONU et le CICR, ainsi que des délégués d’instances régionales (CAE, CEAC, SADC, CIRGL).

Gnassingbé s’est félicité des progrès accomplis dans la structuration de la médiation, notamment depuis la précédente réunion de Lomé dédiée à la cohérence et au renforcement du processus de paix en RDC et dans la zone.

« Nous avons franchi une étape importante depuis le mois de janvier en organisant plus clairement l’architecture de la médiation africaine », a-t-il déclaré. Et d’ajouter : « Je suis convaincu que cette rencontre représente une avancée notable dans l’amélioration de notre action collective et dans la quête de solutions pérennes à cette crise. »

Cependant, le Médiateur a insisté sur la nécessité de maintenir les efforts pour renforcer encore la cohérence et la coordination entre les différents mécanismes de médiation impliqués dans le processus de paix régional.

Tout en réaffirmant « sa détermination à poursuivre la mission confiée » par l’UA, Gnassingbé a appelé à une mobilisation collective durable en faveur de la stabilité en RDC. « Nous poursuivrons cette mission avec humilité, détermination et persévérance. Malgré les obstacles, nous constatons aussi la présence de nombreuses bonnes volontés prêtes à nous soutenir dans cette recherche de la paix », a-t-il souligné.

Pour conserver l’élan lancé, la réunion a validé des mesures d’optimisation de la médiation, notamment l’ajustement des plans de travail des membres du Panel des facilitateurs pour le second semestre 2026, ainsi que l’élaboration sous quinze jours d’un plan d’action opérationnel précisant les modalités de mise en œuvre des décisions prises. Les participants se sont engagés à appliquer ces mesures avec « diligence et cohérence ».