Psg sacré pour la deuxième fois consécutive en ligue des champions
Une finale qui restera dans les annales. Le Paris Saint-Germain, tenant du titre après sa victoire contre l’Inter Milan en 2024, a de nouveau soulevé le trophée de la Ligue des champions ce samedi 30 mai à Budapest. Pourtant, face aux Gunners d’Arsenal, les Parisiens ont dû batailler ferme pour s’imposer aux tirs au but après un match aux allures de parcours d’obstacles.
Une entame de match catastrophique pour le PSG
Dès la 6e minute, le scénario bascule. Un dégagement parisien mal maîtrisé rebondit contre le bras de Leandro Trossard, offrant à Kai Havertz une opportunité en or. L’Allemand, déjà auteur d’un but en finale de Ligue des champions en 2021 sous les couleurs de Chelsea, trompe Matveï Safonov d’une frappe puissante. Les Parisiens, désorientés, peinent à trouver leurs marques face à une défense anglaise ultra-organisée.
Le milieu de terrain parisien, malgré la possession du ballon à 80 %, peine à créer le danger. Gabriel et William Saliba, en défense centrale, réalisent des interventions décisives pour étouffer les rares offensives parisiennes. À la mi-temps, Arsenal mène 1-0 avec seulement 69 passes réussies en première période, un record négatif pour une finale de Ligue des champions.
Le PSG réagit, mais Arsenal résiste
Au retour des vestiaires, le rythme ne change guère. Les Gunners, déterminés à asphyxier le jeu, accumulent les fautes et les temps morts pour étouffer l’enthousiasme parisien. Pourtant, le PSG, habitué aux grands soirs, trouve une lueur d’espoir : une faute de Cristhian Mosquera sur Khvicha Kvaratskhelia dans la surface de réparation offre un penalty à Ousmane Dembélé, qui égalise à la 65e minute.
Le match bascule alors dans une dimension surréaliste. Les deux équipes, aux philosophies de jeu opposées, peinent à se comprendre. Arsenal, maître dans l’art de la contre-attaque, tente de profiter des rares espaces laissés par le PSG. À la 85e minute, Bradley Barcola frôle l’exploit d’un dribble fulgurant avant d’être stoppé par le gardien adverse.
La séance de tirs au but, théâtre d’un sacre
Le temps additionnel et la prolongation n’offrent aucune solution. Les deux équipes, épuisées, peinent à trouver l’ouverture. Pour la première fois depuis dix ans, la finale se joue aux tirs au but. Un exercice où le PSG, désormais habitué aux drames, s’impose avec une froideur implacable.
Le gardien Matveï Safonov, déjà décisif lors du match, arrête le tir de Nuno Mendes. Plus tôt, un raté d’Eze avait offert un léger avantage au PSG, mais les Parisiens, intraitables dans cet exercice, enchaînent les arrêts et scellent leur victoire. Gabriel, pourtant héros en défense, rate sa tentative, mais Safonov se montre impérial dans les cages.
Le PSG entre ainsi dans l’histoire. Deuxième club français à remporter deux fois le trophée après l’Olympique de Marseille, il devient le seul à détenir deux coupes aux grandes oreilles. Une consécration pour un club qui, après des années de désillusions, s’installe enfin parmi les géants européens.