Ousmane sonko défend la loi anti-homosexualité face aux critiques de l’occident

Le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko assume la loi anti-homosexualité

Lors de la cinquième séance de questions d’actualité à l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, chef du gouvernement sénégalais, a adopté un ton ferme pour défendre la législation réprimant les relations homosexuelles. Cette loi, qui alourdit les peines de prison, suscite une vive polémique depuis son adoption.

Interrogé sur les arrestations récentes — plus d’une centaine de personnes interpellées en trois mois — et les appels au sursis lancés par des intellectuels africains, Sonko a catégoriquement exclu toute suspension du texte. Son objectif est clair : mettre fin à « l’expansion du phénomène de l’homosexualité » dans le pays.

Une application stricte de la loi exigée

Le Premier ministre a insisté sur la nécessité d’une justice « rigoureuse, équitable et sans exception » dans l’application de cette législation. Il a affirmé que les autorités ne feront aucun cadeau, y compris aux personnalités influentes, comme en témoignent les récentes arrestations au sein de son entourage. « Les lois doivent s’appliquer à tous, sans distinction », a-t-il déclaré.

Rejet des critiques internationales et affirmation de la souveraineté

Face aux réactions indignées venues de l’étranger, Ousmane Sonko a balayé d’un revers de main les critiques occidentales. Il a pointé du doigt certains pays, notamment la France, qu’il accuse de « s’agiter sans fondement ». Pour lui, l’Occident cherche à imposer ses valeurs au Sénégal, notamment via le contrôle des médias.

Avec une détermination sans faille, il a lancé : « S’ils choisissent ces modes de vie, libre à eux, mais nous n’avons aucune leçon à recevoir. » Une position qui s’accompagne d’une menace à peine voilée : « Si la loi doit être renforcée, elle le sera. »