Ousmane diagne prend la tête du conseil constitutionnel du Sénégal

Ousmane Diagne officiellement installé à la présidence du Conseil constitutionnel

Ousmane Diagne installé à la présidence du Conseil constitutionnel du Sénégal

Le magistrat Ousmane Diagne a été nommé à la tête du Conseil constitutionnel par décret présidentiel en juillet 2026. Il succède à Mamadou Badio Camara, décédé à Dakar en avril 2025, laissant l’institution sans président pendant plus d’un an.

Ce mardi 11 août 2026, Ousmane Diagne a été officiellement installé dans ses nouvelles fonctions lors d’une cérémonie solennelle de prestation de serment. Cette nomination, actée par le décret présidentiel n° 2026-1318, marque un tournant pour l’institution judiciaire sénégalaise.

Ancien procureur général près la Cour d’appel de Dakar, premier avocat général à la Cour suprême et ministre de la Justice dans le premier gouvernement dirigé par Ousmane Sonko, Ousmane Diagne incarne l’expérience nécessaire pour piloter le Conseil constitutionnel. Ses nominations successives reflètent sa maîtrise du système judiciaire et son engagement au service de l’État.

Un parcours judiciaire d’exception

Avant d’accéder à la présidence du Conseil constitutionnel, Ousmane Diagne a occupé des postes clés au sein de l’appareil judiciaire. Il a notamment été :

  • Procureur général près la Cour d’appel de Dakar,
  • Premier avocat général à la Cour suprême,
  • Procureur de la République,
  • Ministre de la Justice et Garde des Sceaux.

Ces expériences lui ont permis d’acquérir une connaissance approfondie des enjeux juridiques et institutionnels du Sénégal, essentielle pour garantir l’indépendance et l’efficacité du Conseil constitutionnel.

Les missions du Conseil constitutionnel sous sa direction

Le Conseil constitutionnel, placé sous l’autorité de Ousmane Diagne, a pour principales missions :

  • Veiller au respect de la Constitution sénégalaise,
  • Contrôler la conformité des lois et règlements avant leur promulgation,
  • Garantir la régularité des élections et référendums,
  • Régler les litiges liés à l’éligibilité des candidats.

Ces responsabilités, cruciales pour la stabilité démocratique du pays, nécessitent une expertise juridique de haut niveau et une parfaite impartialité. Ousmane Diagne, par son parcours et son intégrité, est idéalement placé pour relever ces défis.

Une nomination conforme aux exigences légales

Le décret présidentiel qui a désigné Ousmane Diagne respecte scrupuleusement les dispositions légales encadrant la présidence du Conseil constitutionnel. Selon les textes en vigueur, le président doit être un magistrat ayant exercé des fonctions de premier président ou de procureur général à la Cour suprême, ou de président de chambre. Cette exigence peut également s’appliquer aux professeurs titulaires de droit, aux inspecteurs généraux d’État ou aux avocats justifiant d’au moins vingt ans d’expérience.

En choisissant Ousmane Diagne, le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, a ainsi opéré un choix conforme aux règles et tourné vers l’excellence judiciaire.

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