Le 22 mai 2026, le départ d’Ousmane Sonko de la Primature a marqué le début d’une restructuration en profondeur des services gouvernementaux. Son successeur, Al Aminou Lô, a rapidement engagé une réorganisation des services placés sous l’autorité du chef du gouvernement.
Dès novembre 2025, Ousmane Sonko avait déjà opéré des ajustements significatifs en renforçant le cabinet du Premier ministre. Plusieurs structures avaient été créées, dont la Cellule d’orientation et de suivi des réformes, l’Inspection des services, le Comité d’orientation et de suivi des initiatives de valorisation et de recyclage d’actifs, ainsi que la Commission des achats. Ces créations s’ajoutaient à l’épaississement du Secrétariat général du Gouvernement, avec notamment la mise en place d’une Cellule de préparation du Conseil des ministres et d’une Commission nationale d’accès à l’information.
Avec l’arrivée d’Al Aminou Lô, ces transformations se sont poursuivies et amplifiées. Son cabinet a notamment intégré le Secrétariat technique du Comité national de suivi du contenu local, précédemment sous la tutelle du ministère du Pétrole et des Mines. Parallèlement, le Secrétariat général du Gouvernement a vu plusieurs de ses attributions redistribuées vers d’autres ministères. Ainsi, la Direction générale du service civique national et du volontariat a été transférée au ministère de la Jeunesse et des Sports, tandis que le Bureau de l’information et de la communication du Gouvernement (BIC-Gouv), dirigé par Mame Gor Ngom, a été rattaché au ministère de la Communication et des Relations avec les institutions. L’Observatoire national des lieux de privation de liberté a, quant à lui, été placé sous l’autorité du ministère de la Justice.
Un autre changement notable concerne la communication gouvernementale. Le poste de secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargé des Relations avec les institutions et porte-parole du Gouvernement, a été supprimé. Ces responsabilités ont été confiées à un ministre de plein exercice, en charge de la Communication et des Relations avec les institutions, qui assure désormais la fonction de porte-parole du Gouvernement. Cette réforme illustre une volonté de clarifier la répartition des compétences entre la Primature et les ministères, tout en alignant l’organisation gouvernementale sur les priorités de l’exécutif.
