Niger : attaque terroriste à l’aéroport de Niamey, le JNIM revendique l’assaut

Un assaut meurtrier contre une base militaire nigérienne

Les opérations de sécurisation se sont prolongées tard dans la nuit à Niamey après l’attaque d’une base militaire abritée dans l’enceinte de l’aéroport international Diori Hamani. Selon les premières investigations, des combattants ont lancé une offensive en début de soirée, déclenchant des affrontements intenses avec les forces de défense nigériennes. Le bilan provisoire fait état de dégâts matériels importants et de pertes humaines du côté des assaillants, neutralisés après plus de deux heures de combat.

Revendication immédiate par le JNIM

Quelques heures seulement après les faits, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, a revendiqué la responsabilité de l’attaque via un communiqué diffusé sur les réseaux de propagande habituels. Dans ce message, l’organisation terroriste affirme avoir ciblé une infrastructure stratégique pour déstabiliser les autorités et semer la terreur dans la capitale nigérienne.

Les autorités nigériennes pointent du doigt Paris

Dès le lendemain, les responsables nigériens ont émis des accusations directes à l’encontre de la France, évoquant une possible implication dans l’organisation ou le soutien logistique à l’opération. Ces déclarations ont ravivé les tensions diplomatiques déjà tendues entre Niamey et Paris, alors que les deux pays entretiennent des relations complexes depuis plusieurs mois. Les autorités nigériennes ont appelé à une enquête indépendante pour faire la lumière sur les responsabilités dans cet attentat.

Les premières analyses suggèrent que cette attaque s’inscrit dans une stratégie de déstabilisation plus large visant les intérêts occidentaux et les partenaires du Niger dans la région du Sahel. Les Forces armées nigériennes, en coordination avec les alliés régionaux, poursuivent leurs patrouilles renforcées pour prévenir tout nouveau risque.