Mobilité urbaine au Maroc : le gouvernement renforce le cadre des trottinettes électriques
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mobilité urbaine au Maroc : le gouvernement renforce le cadre des trottinettes électriques
Le Conseil de gouvernement a acté, jeudi à Rabat, deux avancées majeures pour sécuriser la mobilité au Maroc. D’un côté, une refonte des passeports biométriques, de l’autre, un encadrement strict des engins de déplacement personnel motorisés.
Le Conseil de gouvernement, réuni en séance plénière à Rabat, a adopté deux projets de décret visant à moderniser les outils administratifs et à sécuriser les nouvelles pratiques de mobilité. Le premier texte, porté par le ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit, actualise les dispositifs de sécurité des passeports biométriques marocains, initialement instaurés en 2008.
Ce nouveau passeport intégrera des technologies de pointe pour renforcer la lutte contre la fraude et valoriser l’identité nationale. Selon les précisions du porte-parole gouvernemental, Mustapha Baitas, sa mise en circulation progressive sera encadrée par un arrêté conjoint des ministères de l’Intérieur et des Affaires étrangères. Les titres biométriques actuels conserveront leur validité jusqu’à leur renouvellement.
Des règles strictes pour les trottinettes électriques
Le second décret, quant à lui, s’attaque directement à la gestion des engins de déplacement personnel motorisés. Face à l’essor rapide de ces moyens de transport dans les villes marocaines, les autorités ont décidé de fixer des limites claires pour en garantir la sécurité.
Parmi les mesures phares : la limitation de la vitesse maximale à 25 km/h, l’obligation du port d’un casque homologué, et l’interdiction formelle de l’usage d’écouteurs ou de casques audio pendant la conduite. Ces dispositions visent à améliorer la vigilance des usagers et à réduire les risques d’accidents.
Le texte exclut également l’utilisation de ces engins par les enfants de moins de huit ans sur la voie publique. Pour les plus jeunes, des équipements dédiés au transport seront obligatoires, assurant ainsi une protection accrue.
Une réponse aux défis des nouvelles mobilités
Pour le gouvernement, cette réforme s’inscrit dans une logique d’adaptation aux évolutions technologiques et sociétales. Elle cherche à concilier innovation, sécurité routière et partage équitable de l’espace public. Les autorités espèrent ainsi encadrer durablement l’essor de ces modes de déplacement alternatifs dans les grandes villes du pays.