Message fort de Yaya Fofana aux jeunes ivoiriens pour l’indépendance

Un appel solennel de Yaya Fofana aux jeunes Ivoiriennes et Ivoiriens à l’occasion du 66e anniversaire de l’indépendance

Alors que la Côte d’Ivoire s’apprête à célébrer ses 66 ans d’indépendance, Yaya Fofana, figure du Mouvement des Forces d’Avenir (MFA), adresse un message d’une rare intensité à la jeunesse du pays. Son discours, à la fois engagé et porteur d’espoir, redéfinit les contours d’un engagement citoyen au service d’une nation unie et prospère.

Un hommage vibrant aux bâtisseurs de la Nation

Dans son allocution, Yaya Fofana rend un vibrant hommage aux Pères fondateurs de la Côte d’Ivoire, notamment au Président Félix Houphouët-Boigny et à Henri Konan Bédié, dont l’héritage reste une boussole pour les générations actuelles. Il salue également le courage des Forces de Défense et de Sécurité, soulignant leur rôle crucial dans la lutte contre le terrorisme et la garantie d’élections apaisées, comme en témoignent leurs actions lors du scrutin d’octobre 2025.

Yopougon, symbole d’une unité nationale retrouvée

Le choix de Yopougon comme lieu des cérémonies officielles n’est pas anodin. Ce district d’Abidjan incarne, selon Yaya Fofana, l’esprit d’une Côte d’Ivoire unie, où chaque région — de Daloa à San-Pédro, en passant par Korhogo ou Bondoukou — contribue à la grandeur du pays. « Il n’y a ni bastions à conquérir, ni terres à punir, mais un même patrimoine national », déclare-t-il avec conviction.

Vers une souveraineté économique et numérique

Si l’indépendance politique a été acquise en 1960, Yaya Fofana insiste sur la nécessité de conquérir une souveraineté réelle. Cela passe par une transformation accrue des ressources locales, avec un objectif ambitieux : atteindre 50 % de transformation du cacao et 40 % de celle de l’anacarde d’ici 2030. Le MFA plaide pour un plan industriel national robuste, tout en soulignant l’importance de la souveraineté numérique et médiatique, afin que les récits ivoiriens ne soient plus dictés depuis l’étranger.

Justice sociale : quand la croissance se mesure dans le quotidien

Les performances économiques de la Côte d’Ivoire sont saluées, mais le MFA rappelle que la véritable mesure du progrès réside dans l’amélioration concrète du quotidien des Ivoiriennes et Ivoiriens. Parmi les priorités énoncées : la construction de 200 000 logements accessibles d’ici 2030, la création de 500 000 emplois formels pour les moins de 35 ans, et la protection du secteur informel, qui fait vivre huit Ivoiriens sur dix. Une proposition phare ? La création d’un ministère dédié aux Petites et Moyennes Entreprises (PME).

Transmission générationnelle et refondation institutionnelle

Yaya Fofana évoque avec gravité l’engagement pris par le Président de la République lors de son investiture en décembre 2025 : ouvrir une transmission générationnelle. Le MFA se dit prêt à porter cette mission aux côtés du Chef de l’État, en exigeant des actes concrets : ouverture des instances aux cadres formés depuis 2011, féminisation réelle des responsabilités, et préparation méthodique de la relève. Une commission électorale indépendante, reposant sur le principe des « trois tiers » — administration, forces politiques, société civile — est également proposée pour garantir des élections apaisées.

L’houphouëtisme, ciment d’une nation indivisible

« L’houphouëtisme véritable ne divise pas », rappelle Yaya Fofana. Cette doctrine, héritée du Président Houphouët-Boigny, est présentée comme un vecteur de rassemblement, de dialogue et de construction. Les composantes ethniques et régionales de la Côte d’Ivoire — Malinkés, Baoulés, Bétés, Peulhs, Krobous et bien d’autres — ne sont que les cinq doigts d’une même main, selon ses mots.

Le MFA et le RHDP : une fidélité active et exigeante

Le Mouvement des Forces d’Avenir, membre fondateur du Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP), réaffirme sa fidélité sans faille au parti. Cette fidélité, précise Yaya Fofana, n’est ni passive ni aveugle. Elle est nourrie d’idées, de propositions, et peut même prendre la forme d’avertissements fraternels lorsque l’intérêt national l’exige. Le MFA, qui a contribué à la construction du RHDP, revendique aujourd’hui sa pleine réhabilitation au sein des instances dirigeantes du parti, non par ambition personnelle, mais par exigence de cohérence et de justice interne.

Un message d’espoir à la jeunesse et à la diaspora

À la jeunesse ivoirienne, majoritaire dans le pays, Yaya Fofana lance un appel solennel : « Choisissez le travail, la formation, la discipline, la rigueur. Choisissez la Côte d’Ivoire. » Pour la diaspora, il plaide en faveur d’une politique d’intégration ambitieuse, incluant des mesures concrètes comme la bancarisation transfrontalière, des incitations fiscales à l’investissement productif, et une représentation politique adaptée.

Sur le plan régional, le MFA appelle à une CEDEAO renouvelée, capable de renouer un dialogue constructif avec les États sahéliens frères — Mali, Burkina Faso et Niger — tout en positionnant la Côte d’Ivoire comme un acteur clé de la médiation. « L’intégration ouest-africaine n’est pas un luxe diplomatique, mais une condition de survie économique et sécuritaire », souligne-t-il.

Une prière pour la Nation et ses enfants

Yaya Fofana conclut son discours par une prière solennelle pour la Côte d’Ivoire et ses habitants. Il rend hommage aux soldats tombés au champ d’honneur, aux femmes ivoiriennes, piliers silencieux de la Nation, et aux jeunes générations, porteuses de l’avenir. Son message est clair : l’indépendance est un serment renouvelé chaque jour, un engagement à rendre à la Côte d’Ivoire ce qu’elle nous a offert — une République debout, une fraternité vivante, un destin partagé.

« Que Dieu bénisse la Côte d’Ivoire. Que Dieu bénisse ses Forces de Défense et de Sécurité. Que Dieu bénisse ses filles et ses fils, ici et à l’étranger. »

Bonne fête d’indépendance à toutes et à tous.

Vive la République ! Vive la Côte d’Ivoire !