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Maroc : les profils inattendus dans la course à la primature

Publié le 14 juillet 202625 septembre 2026 ParIbrahim Yacouba

Alors que le Maroc s’apprête à vivre un scrutin législatif décisif en septembre 2026, la question de la succession à la primature se pose avec acuité. Autour d’Aziz Akhannouch, actuel chef du gouvernement, plusieurs figures émergent, chacune avec des ambitions et des profils distincts. Qui sont ces prétendants et quels sont leurs atouts pour diriger le pays ?

Écoutez cet articleEnviron 4 min

Des profils variés pour un enjeu majeur

Parmi les personnalités qui pourraient briguer le poste de chef du gouvernement, certaines sont déjà bien connues du grand public, tandis que d’autres restent dans l’ombre. Mostafa Terrab, président-directeur général d’un groupe industriel majeur, incarne l’expérience du secteur privé. Nizar Baraka, figure politique aguerrie, mise sur son ancrage dans les institutions. Abdelouafi Laftit, ministre de l’Intérieur, mise sur son expertise en matière de sécurité et de gestion administrative. Younes Sekkouri, ancien ministre de l’Éducation, mise sur son lien avec la jeunesse. Nadia Fettah Alaoui, ex-ministre du Tourisme, apporte une vision économique et internationale. Enfin, Fouzi Lekjaâ, ministre des Finances, mise sur sa maîtrise des enjeux économiques.

Des critères de sélection qui font débat

Si certains candidats disposent de solides appuis politiques ou économiques, ils ne sont pas pour autant assurés de décrocher la primature. D’autres, moins visibles, pourraient surprendre par leur capacité à fédérer. Les critères de sélection incluent bien sûr l’expérience, mais aussi la capacité à rassembler une majorité parlementaire et à répondre aux attentes des Marocains.

L’expérience du secteur privé : un atout ou un handicap ?

Des profils comme celui de Mostafa Terrab soulèvent des questions : un chef d’entreprise peut-il incarner une transition vers une gouvernance plus proche des citoyens ? Son parcours, marqué par la réussite économique, pourrait séduire une partie de l’électorat, mais aussi susciter des critiques sur son manque d’expérience politique.

L’ancrage institutionnel : un gage de légitimité ?

Des figures comme Nizar Baraka ou Abdelouafi Laftit misent sur leur connaissance des rouages de l’État. Leur capacité à naviguer dans les arcanes politiques pourrait être un atout majeur, mais certains leur reprocheront un manque de renouvellement.

La jeunesse et l’innovation : des arguments pour Sekkouri

Younes Sekkouri, souvent présenté comme un réformateur, mise sur son profil jeune et dynamique. Son passage au ministère de l’Éducation a été marqué par des initiatives ambitieuses, comme la généralisation du préscolaire. Cette approche pourrait séduire un électorat en quête de modernité.

Un scrutin qui pourrait tout changer

Le résultat des législatives de septembre 2026 sera déterminant. Selon les observateurs, une victoire du parti au pouvoir pourrait confirmer la place des favoris, tandis qu’un basculement pourrait ouvrir la voie à des outsiders. Les Marocains devront alors choisir entre continuité et rupture, expérience et innovation.

Une chose est sûre : la course à la primature s’annonce serrée, et chaque candidat aura à cœur de convaincre les électeurs de la pertinence de son projet.

Par Ibrahim Yacouba — Reporter

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