Loi anti-homosexualité au Sénégal : sonko promet son application stricte
Loi anti-homosexualité au Sénégal : Ousmane Sonko promet une application sans faille
Le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a réaffirmé avec force que la loi anti-homosexualité adoptée en mars 2026 serait appliquée dans toute sa rigueur au Sénégal. Une déclaration faite lors d’une séance de questions au Parlement, en réponse aux critiques internationales.
Une loi pour protéger les valeurs du Sénégal
Ousmane Sonko a rappelé que le Sénégal, en tant que nation souveraine, a le droit de défendre ses valeurs traditionnelles face à des pratiques jugées contraires à la morale collective. « Le peuple sénégalais est souverain. Dans sa grande majorité, il ne veut pas de certaines pratiques au Sénégal », a-t-il déclaré devant les députés.
Face aux pressions extérieures, le chef du gouvernement a dénoncé une « tyrannie de l’Occident », affirmant que les pays africains n’ont pas à subir des normes imposées par des élites occidentales sous prétexte de droits humains.
Des sanctions renforcées contre l’homosexualité
La loi n°2026-08, promulguée le 27 mars 2026, modifie l’article 319 du code pénal. Elle élargit la définition des « actes contre nature » et durcit les peines applicables.
- Définition élargie : tout acte sexuel ou à caractère sexuel entre personnes de même sexe, ou impliquant un cadavre ou un animal.
- Peines aggravées : de 5 à 10 ans d’emprisonnement et une amende de 2 à 10 millions de francs CFA.
- Sanctions complémentaires : le texte prévoit aussi des peines en cas d’apologie ou de financement de ces actes.
Ousmane Sonko a catégoriquement écarté toute idée de moratoire, martelant : « Cette loi sera appliquée. Point final. »
Un débat qui dépasse les frontières
Le Premier ministre a pointé du doigt les critiques émanant de certains cercles, notamment de Me Alice Nkom, figure emblématique de la défense des droits LGBTQ+ en Afrique. Pour Sonko, ces oppositions reflètent une tentative d’imposer des modèles culturels étrangers, malgré l’opposition majoritaire des populations locales.
Le Sénégal rejoint ainsi d’autres pays africains ayant durci leur législation en la matière, dans un contexte où la question des droits humains reste un sujet de tensions géopolitiques.